Emplois aidés : mobiliser (à nouveau) les associations !

Les ministres concernés veulent mobiliser les associations et « les inciter à recourir plus facilement au Parcours Emploi Compétences (PEC) financé par France Relance. Ces contrats qui ont pour but de donner des perspectives durables d’insertion à des personnes éloignées de l’emploi, permettent aux associations de bénéficier d’un soutien financier pour les recruter. »

Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Olivia Grégoire, secrétaire d’État chargée de l’Économie Sociale, Solidaire et Responsable, et Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l’Emploi et à l’Engagement des Entreprises, se sont entretenus le 1er avril avec plusieurs représentants d’associations, de l’UDES et du Mouvement associatif.

Lire le communiqué de presse du Gouvernement.

Un PEC est un contrat aidé, destiné à des personnes éloignées de l’emploi qui rencontrent des difficultés sociales et professionnelles. Il leur permet de s’engager dans une expérience professionnelle avec un accompagnement tout au long de leur parcours, tant par l’employeur que par le service public de l’emploi.

Ces contrats donnent le droit à l’employeur du secteur non marchand de percevoir une aide en contrepartie du parcours d’accompagnement qu’il met en place, par exemple :
• 80 % du Smic brut pour les résidents des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et des zones de revitalisation rurale (ZRR) ;
• 65 % du Smic brut pour les jeunes de moins de 26 ans ou les travailleurs handicapés de moins de 31 ans.

Pour en savoir plus, consulter les documents mis à disposition des associations :
la plaquette de présentation
le guide pratique

Lors de cette réunion, le président de l’UDES Hugues Vidor a assuré le soutien de son organisation professionnelle au développement des PEC. Il a cependant souligné les freins à leur mise en œuvre par les associations (faible durée des contrats, absence de tutorat partagé, taux de prise en charge inférieur aux anciens contrats aidés) et a défendu le ciblage complémentaire vers les jeunes diplômés via un élargissement du dispositif VTE (Volontariat territorial en entreprise) aux associations employeuses de moins de 50 salariés : VTE solidaire.

A noter que ce coup d’accélérateur du Gouvernement en faveur des contrats aidés est le deuxième après un sérieux coup de frein en 2017 qui signifiait la remise en cause de leur efficacité. Serait-ce la fin du « stop and go » dont on a pu constater les dégâts sur les personnes et sur les associations ?