Archives pour la catégorie Infos emploi

L’équipe de l’Udess a visité l’Afpa de Gap

Former pour l’emploi et l’utilité sociale, tels sont les maîtres mots de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes. Le centre de Gap y accueille de nombreux stagiaires pour les qualifier sur les métiers du bâtiment ou des activités de services.

Christine Rollin, la directrice, avait invité le président de l’Udess 05, Jean-Claude Eyraud, le chargé de mission Jean-Joël Fraizy, et la service civique Claire Denizot, à venir visiter les lieux. L’occasion de mieux connaitre un adhérent et administrateur de l’Union départementale. 

Le centre de Gap possède plusieurs formations qualifiantes dédiées aux métiers du bâtiment : plombier chauffagiste, maçonnerie du bâti ancien, électricité… et notamment des formations ciblées sur des activités innovantes comme Constructeur bois ou encore Installateur en chauffage, climatisation, sanitaire et énergies renouvelables.

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Car si l’Afpa se focalise sur sa mission de retour à l’emploi elle ambitionne également de contribuer au développement économique des territoires et des entreprises et précisément d’appuyer des dynamiques liées aux enjeux environnementaux et aux ressources locales.

« L’Afpa de Gap dispose de 2 pôles de formation à rayonnement régional et national dans les filières bois-écoconstruction et froid-climatisation. Notre dispositif de formation s’adapte à la saisonnalité et à la pluriactivité du territoire, avec un développement de compétences sur mesure. » Christine Rollin, directrice du centre.

Avec des locaux agencés en fonction des différents axes de formation, le centre propose des postes de travail individuels pédagogiques très bien équipés. Une visite virtuelle du centre est d’ailleurs proposé en ligne à l’adresse suivante : http://www.visites-virtuelles.afpa.fr/PACA/Gap/

L’Afpa Gap propose également des formations concernant les activités de services mais aussi des compétences transversales. La visite s’est terminée par un déjeuner au sein du « restaurant pédagogique » intégré au centre.

Pour information l’Afpa organise ses prochaines portes ouvertes en septembre prochain. Nous vous incitons vivement d’y passer afin de découvrir cette organisation et peut-être d’y trouver la ou les formations qui vous intéressent.

Le site de l’Afpa Gap

 

Conférence de presse 7 juillet – Les associations des Hautes-Alpes sont en danger

La baisse ou la suppression pure et simple des financements publics va conduire un grand nombre d’entre elles à des licenciements voire à une dissolution totale. Avec elles, ce sont un grand nombre d’activités de notre vie quotidienne qui risquent de disparaître.

 

Une réunion était organisée le 29 juin dernier dans les locaux de l’Udess 05 et a rassemblé une quinzaine de responsables associatifs issus des différents secteurs[1]. Ceux-ci ont exprimé leurs nombreuses craintes face à la baisse ou la suppression brutale de subventions qui leur permettaient jusqu’ici de réaliser leurs activités.

On ne dénombre plus les associations dont les comptes virent au rouge, plombés par des mesures d’austérité. Ces coupes qui sont programmées au niveau national dégringolent en cascade jusqu’aux finances locales. Au bout de la chaîne, des associations se préparent à mettre la clé sous la porte et à se séparer de leurs salariés permanents.

Services aux populations, action sociale, sport, culture, insertion, loisirs…  quel que soit le domaine, le financement public est aujourd’hui remis en cause. Une situation lourde de conséquences.assos en danger

Cette évolution signifie clairement la destruction prochaine de plusieurs dizaines d’emplois. Les associations représentent 5349 emplois dans les Hautes-Alpes. Peut-on accepter de voir s’effondrer une grande part d’un ensemble économique qui pèse près de 10 % de l’emploi total du département ? Est-ce supportable au regard du contexte actuel et des déclarations politiques diverses concernant la volonté de résorber le chômage ?

La remise en cause des financements publics aura pour conséquence la disparition d’une grande partie des associations, des structures essentielles au dynamisme de notre département. Avec elles, ce sont des activités qui concernent toute la population qui vont cesser. Nous vous signalons que plusieurs des structures présentes à la réunion du 29 juin ont expliqué qu’elles allaient entrer dans des procédures de licenciement voire d’arrêt de leur activité.

Il est bien question ici du modèle de société et du vivre ensemble que nous souhaitons promouvoir. Il apparaît important de rappeler que l’action des associations dépend des financements publics car elles inscrivent leurs actions dans l’intérêt général. Fortement implantées dans les Hautes Alpes, elles ont toujours contribué au développement des territoires ainsi qu’à l’installation et au maintien des populations.

Le mouvement associatif est un vecteur de lien social, d’éthique et de citoyenneté, de lutte contre les inégalités, d’intégration et d’inclusion sociale.

 

Bénévoles, professionnels, responsables, citoyens, usagers… mobilisons-nous pour l’avenir de nos associations et de notre département!

Nous vous donnons rendez-vous pour une conférence de presse publique

suivie d’un apéritif partagé :

 

jeudi 7 juillet 2016

sur le parvis entre la préfecture et l’Hôtel du Conseil départemental

Place Saint Arnoux à Gap

à 12h

 

 

 

Pour le conseil d’administration de l’Udess   05

Jean-Claude EYRAUD, Président  

 

—-

Contact : Jean-Joël FRAIZY, chargé de mission / 06-95-30-64-85 /

udess05@udess05.org / www.udess05.org

 

[1] Adelha, ADSCB, Cdos 05, Comité d’expansion 05, Collectif 05, Fact To 3, Fourmidiable, GE Créacoop, MJC du briançonnais centre social, Neige et montagne, Conseil de développement du pays gapençais, La Juncha, La petite Ourse, Les environneurs, Ludambule, Mobil’idées, Terre de Liens Paca, UTL

Adoption du guide des bonnes pratiques en ESS

L’adoption d’un Guide des bonnes pratiques faisait partie des missions attribuées par la loi du 31 juillet 2014 au Conseil supérieur de l’ESS. Ce Guide n’est pas qu’un simple outil de communication puisque les entreprises de l’ESS l’appliqueront progressivement à partir de 2017.

 

L’objectif du Guide des bonnes pratiques des entreprises de l’ESS est de donner aux structures les moyens d’identifier « les conditions d’amélioration continue des bonnes pratiques des entreprises de l’économie sociale et solidaire « , tel que définit par l’article 3 de la loi ESS.

Adopté en séance plénière du CSESS, le 14 juin, en présence de Martine Pinville, secrétaire d’Etat à l’ESS, il sera tout d’abord expérimenté par une vingtaine de structures et réseaux de l’ESS volontaires qui pourront émettre des propositions d’adaptation du guide d’ici à la fin 2016.

A partir du 1er janvier 2017, les entreprises de l’ESS de plus de 250 salariés auront à se saisir de cet outil afin d’évaluer leurs pratiques. Les structures de moins de 250 salariés les rejoindront un an plus tard, en 2018.

S’il est sensé être appliqué par l’ensemble des organisation de l’ESS, le Guide des bonnes pratiques n’est pas un instrument contraignant dont le respect conditionnerait à l’obtention d’un agrément. Il s’agit plutôt d’une démarche collective qui, si elle est effectivement suivie, devrait « engager l’ensemble des acteurs de l’ESS dans une dynamique d’amélioration individuelle et de convergence collective sur des principes au cœur de l’identité de l’ESS ».

Il « doit être considéré comme un appui méthodologique pour construire son plan de progrès (…) conçu pour que « chaque entreprise de l’ESS puisse s’y reconnaître, quelle que soit sa taille, son activité ».

Un guide, deux livrets

Un premier livret dresse un tableau synthétique des thèmes, des sous-thèmes et des principales questions sur lesquels l’entreprise d’ESS devrait s’interroger.

La liste des huit thèmes (dont les six premiers étaient prévus par la loi et les deux autres ajoutés par le CSESS) est la suivante :

  • La gouvernance démocratique
  • La concertation dans l’élaboration de la stratégie de l’entreprise
  • La territorialisation de l’activité économique et de l’emploi
  • La politique salariale et l’exemplarité sociale
  • Le lien avec les usagers, bénéficiaires et clients
  • La diversité au sein de l’entreprise
  • Le développement durable
  • L’éthique et la déontologie

Un deuxième livret détaille les propositions d’indicateurs à évaluer pour chacun des thèmes agrémentées d’exemples de bonnes pratiques et des textes de références, des sources bibliographiques ou web utiles afin d’aider les entreprsies à aller plus dans leur réflexion.

Un guide collégial

Martine Pinville avait fait de la publication de ce guide la priorité dans l’agenda du Conseil supérieur de l’ESS avec l’élaboration d’une stratégie de développement. Produit par les membres du Conseil supérieur, ce guide a fait l’objet d’un travail collégial associant les représentants des principales familles de l’économie sociale et solidaire (associations, mutuelles, fondations, coopératives, entreprises commerciales d’utilité sociale), de l’organisation patronale de l’économie sociale et solidaire (l’Union des Employeurs de l’économie sociale et solidaire – UDES), d’une organisation syndicale (FO) et de plusieurs administrations concernées (Direction Générale du Trésor, Direction de la Jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, Direction générale de la cohésion sociale, Direction des libertés publiques et des affaires juridiques, Commissariat général à l’égalité des territoires).

Source : www.chorum-cides.fr

Mon entreprise peut-elle faire partie de l’ESS ?

Sollicités par des entreprises souhaitant intégrer notre Union départementale, nous nous sommes légitimement posé la question des critères d’appartenance à l’ESS – définie comme un mode d’entreprendre – dans la continuité de la loi Hamon du 31 juillet 2014.
Nous avons questionné Michel Abhervé, professeur associé à l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée. Sa réponse détaillée et argumentée est publiée sur son blog. Nous la reproduisons ci-dessous dans son intégralité. Bonne lecture (instructive) à tous !

Tentative d’éclaircissement sur l’appartenance à l’ESS, inscription sur la liste des entreprises de l’ESS et agrément ESUS

Ayant pu constater une difficulté pour certains à comprendre comment, très concrètement, devait se mettre en œuvre le fondement de la loi ESS, il m’est apparu plus simple, plutôt que de répondre au coup par coup à  ceux qui me sollicitent, de tenter de clarifier cela dans cet article.

 

L’appartenance à l’ESS

L’article 1 de la loi (voir Loi sur l’ESS. Article 1 : principes et champ) définit un champ qui permet de savoir quelles sont les entreprises qui appartiennent à l’ESS, au sens de la loi, et peuvent donc s’en prévaloir, sous réserve de rechercher une utilité sociale définie dans l’article 2 de la loi (voir Loi sur l’ESS. Article 2 : l’utilité sociale) avec une double entrée.

La première est statutaire pour les associations, coopératives, fondations et mutuelles, avec pour celles-ci une question liée à la façon dont leur fonctionnement intègre une gouvernance démocratique, point mentionné dans le texte de la loi comme une composante obligatoire, mais sans que les modalités ne soient nullement définies.

L’entrée concernant les entreprises souhaitant se situer dans le champ de l’ESS, prévoit que celles-ci doivent prévoir les modalités d’une gouvernance démocratique avec « notamment l’information et la participation des associés, dont l’expression n’est pas seulement liée à leur apport en capital ou au montant de leur participation, des salariés et des parties prenantes aux réalisations de l’entreprise ».

Celles-ci doivent aussi inclure dans leurs statuts des clauses prévoyant une limitation des dividendes distribués aux actionnaires, l’affectation majoritaire des bénéfices à l’objectif de maintien ou de développement de l’activité de la société et le caractère impartageable et non distribuable des réserves obligatoires constituées.

Le Décret n° 2015-858 du 13 juillet 2015 relatif aux statuts des sociétés commerciales ayant la qualité d’entreprises de l’économie sociale et solidaire en précise les modalités.

On voit que l’appartenance à l’ESS suppose le respect de certaines règles : si tel est le cas les entreprises appartenant à l’ESS peuvent escompter être inscrites sur une liste qui l’atteste.

 

L’inscription au registre du commerce et des sociétés

Les sociétés commerciales doivent être  immatriculées, sous réserve de la conformité de leurs statuts, au registre du commerce et des sociétés avec la mention de la qualité d’entreprise de l’économie sociale et solidaire, comme cela est précisé à l’alinéa III de l’article 1 de la loi ESS.

 

L’inscription sur la liste tenue par les Cress

Ce sont en effet les Cress, chambres régionales de l’économie sociale et solidaire, qui ont reçu par l’article 6 de la loi ESS, la mission de tenir la liste qui, seule,  atteste de l’appartenance à l’ESS.

« Dans des conditions définies par décret, les chambres régionales de l’économie sociale et solidaire tiennent à jour et assurent la publication de la liste des entreprises de l’économie sociale et solidaire, au sens des 1° et 2° du II de l’article 1er, qui sont situées dans leur ressort. »  Loi ESS  Article 6 : les Cress

Le Décret n° 2015-1732 du 22 décembre 2015 prévoit que les  Cress ont obligation d’établir cette liste et de la rendre publique (voir  Parution du décret sur la tenue par les Cress de la liste des entreprises de l’ESS). C’est cette inscription qui, seule, permet à une entreprise de se revendiquer comme appartenant à l’ESS et d’utiliser cette appartenance dans sa communication.

Et, bien sûr les Cress doivent pour les entreprises à statut commercial avoir communication du récépissé d’inscription au registre du commerce et des sociétés comme en tant qu’entreprise de l’ESS.

 

L’agrément ESUS

Il est attribué par l’État, en application de l’article 11 de la loi ESS (voir Loi ESS. Article 11 : Entreprise solidaire d’utilité sociale). Celui-ci a curieusement choisi de confier la responsabilité de cet agrément à son échelon départemental, alors que la mise en œuvre de la politique de soutien à l’ESS relève de son niveau régional (voir Le Décret n° 2015-719 du 23 juin 2015 relatif à l’agrément «entreprise solidaire d’utilité sociale» est paru. On attend l’arrêté et Arrêté du 5 août 2015 fixant la composition du dossier de demande d’agrément).

Cet agrément suppose que les conditions précédentes soient remplies : appartenance à l’ESS et inscription sur la liste de la Cress qui seule peut l’attester

 

En résumé

Les conditions d’appartenance à la l’ESS sont définies par la loi.

Si on réunit ces conditions on peut demander à être inscrit sur la liste tenue par chaque Cress.

Et ce n’est que si on est inscrit sur cette liste qu’on devrait pouvoir demander à l’État l’agrément ESUS.

Mais

Cette procédure se heurte pour sa mise en place à un certain nombre de difficultés… 

  1. de délais : les retards à publier les décrets, dont ce blog s’est fait écho régulièrement, ont fait que ce n’est que depuis le début 2016 que les règles d’établissement de la liste par les Cress sont connues, et qu’elles ne sont pas encore opérationnelles ;

  2. de compréhension par les greffes chargés du registre du commerce et des sociétés de leur rôle dans l’enregistrement de sociétés relevant de l’ESS, et de leur capacité à procéder aux vérifications de la conformité des statuts de ces entreprises avec la loi ;

  3. de complexité liée à la fusion des régions : la convention d’agrément liant la Cress, l’État et la région fonde la délégation pour tenir cette liste dans des conditions juridiques sécurisées. Or dans nombre de régions, la Cress n’est pas encore constituée juridiquement à l’échelle de la nouvelle région, et dans d’autres la nouvelle assemblée régionale ne s’est pas encore positionnée, ce qui fait que la convention d’agrément ne peut être signée ;

  4. comme “Le silence gardé par le préfet pendant deux mois à compter de la réception d’un dossier complet vaut décision d’acceptation”, on peut s’interroger sur le risque de voir des agréments accordés de fait pour 5 ans, alors que les conditions d’appartenance au secteur ne peuvent être vérifiées, faute de capacité d’inscription sur une liste qui n’existe pas encore.

En espérant avoir bien compris et contribué à répondre à quelques interrogations.

Michel Abhervé   29 mai 2016

Source : Le blog de Michel Abhervé

Permanence de l’Union régionale des Scop – Modification de date 1er juillet

Vous souhaitez créer votre entreprise en statut coopératif? Vous envisagez le passage de votre association en coopérative ? Vous pensez transmettre votre entreprise à vos salariés ? Vous avez un projet d’économie sociale et solidaire ?

Venez vous informer et échanger avec Peggy Capdevielle, Déléguée Régionale de l’Urscop Paca. Il y sera question de Société coopérative et participative (Scop) et de Société coopérative d’intérêt collectif… 

téléchargement

Logo des Scic

 

 

 

 

 

Le vendredi 1er juillet 2016 (MODIFICATION DE LA DATE INITIALE)

Dès 9h30

Au siège de l’Udess 05

 

Pour vous inscrire, contactez-nous par mail à l’adresse jean-joel.fraizy@udess05.org.

Les coopératives

Les coopératives sont des groupements de personnes, qui partagent des principes fondamentaux : la double qualité d’associés et d’usagers, la libre adhésion de ses membres et la gestion démocratique (une personne, une voix).

Elles poursuivent des buts économiques, sociaux ou éducatifs au service de leurs membres.

Ancrées dans leur territoire, elles ne sont ni délocalisables, ni opéables.

Il existe différentes formes de coopératives… Lire la suite.

 

 

Permanence de SMart – vendredi 17 juin – Udess 05

Smart propose un cadre juridique, économique, social et humain gratuit à ceux qui souhaitent se consacrer pleinement à leur passion sans devoir forcément créer une entreprise. SMart s’adresse donc aux musiciens, peintres, acteurs du spectacle vivant, sculpteurs ou web designers… et à toutes celles et ceux qui ont pour objectif de vivre de leur art, le temps d’une vie ou d’un projet, sacralisant ainsi l’or qu’ils ont au bout des doigts.

Smart est une société coopérative d’intérêt collectif, qui développe un ensemble de services visant à faciliter la création d’activité et d’emploi dans le secteur culturel et artistique. 

La finalité du projet de SMart est de répondre à une utilité sociale et collective.

Si vous avez un projet et souhaitez rencontrer SMart, rendez-vous : 

le vendredi 17 juin 2016 

dès 11h 

à l’Udess 05

 

Pour à vous inscrire, contactez l’Udess 05 à l’adresse claire.denizot@udess05.org

ou auprès de Lucie Savina de SMart directement : lsavina@smartfr.fr .

 

 

Rencontre avec l’Union pour l’entreprise des Hautes-Alpes

L’Udess 05 rencontrait ce vendredi 10 juin 2016 Laurent Brutinel, le nouveau président de l’Union patronale et Mathieu Badinier, directeur général des services.

La délégation représentative était composée de Jean-Claude Eyraud, Chantal Tourneux et Yves Gimbert.

Cette rencontre avait pour objectif une meilleure connaissance entre les deux organisations.  

Les participants ont abordé des problématiques communes, comme celle du renouvellement générationnel. Face aux nombreux départs en retraite prévus pour les années à venir, les entreprises doivent pouvoir anticiper afin d’assurer leur pérennité en termes de compétences.

Jean-Claude Eyraud a également exposé la nécessité d’œuvrer de concert sur des thématiques d’action comme la santé au travail, précisément dans le cadre du Groupement des employeurs pour la santé au travail (Gest 05).

Yves Gimbert, en tant que représentant de l’Union des employeurs de l’ESS (UDES), a engagé la conversation sur la commission paritaire interprofessionnelle départementale (CPID) et les futures perspectives d’action au sein de cette instance paritaire territoriale.

Laurent Brutinel a enfin expliqué quels étaient ses axes d’orientation pour l’UPE 05. Il est revenu sur sa volonté d’engager une collaboration avec l’ensemble des acteurs économiques du département afin d’œuvrer à son développement. Une volonté partagée par les représentants de l’ESS.

Rencontre avec les responsables d’agence de Pôle Emploi

Dans la continuité de l’action de reconnaissance engagée par les représentants de l’ESS auprès des administrations et services publics du territoire, des représentants de l’Udess 04 et 05  sont intervenus dans le cadre d’un comité de direction territoriale 04-05 des services de Pôle Emploi.

Les représentants des entreprises de l’ESS répondaient ainsi à l’invitation de la direction territoriale de Pôle Emploi et du directeur territorial Richard Spinosa. _DSC0002

Le but était tout d’abord d’effectuer une présentation de l’ESS aux directeurs d’agence. Celle-ci a commencé par une explication historique et politique de ce mode d’entreprendre défini par la loi du 31/7/2014. Elle est passée également par une contextualisation par rapport aux départements des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes. Enfin, les différents enjeux actuels ont été abordés en matière d’économie, de spécificités territoriales

Par ailleurs, la réunion a également permis d’évoquer les pistes de travail afin d’agir en faveur de l’emploi et des entreprises dans les territoires. Reprenant l’exemple des années passées, la mise en place de petit-déjeuners est de nouveau envisagée. Cette action a pour objectif de présenter les services de Pôle Emploi à destination des employeurs, pour les aider dans leurs recrutements. Dans le même ordre d’idée, il est possible d’envisager des réunions plus thématiques à destination de certains secteurs d’activité (comme le médicosocial) .

Cette rencontre a été l’occasion de travailler main dans la main avec l’Udess 04 qui était représentée par Tristan Klein. Jean-Claude Eyraud, Claire Denizot et Jean-Joël Fraizy sont intervenus pour l’Udess 05.

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Pour « une gouvernance mixte ou hybride des entreprises »

    Dans un article du Monde (« La finalité humaine et écologique de l’économie doitdéterminer les politiques et les réformes », 11 mai 2016), Philippe Vadjoux propose, pour contrer les méfaits du capitalisme ultralibéral, de développer une« économie hybride, dans laquelle l’entreprise solidaire viendrait concurrencerl’entreprise traditionnelle ».

C’est évidemment une orientation essentielle, qui peut casser la logique du profit à court terme actuellement dominante. Mais est-ce la seule ? L’économie sociale et solidaire est encore relativement peu développée, et seulement dans certains secteurs (services à la personne, etc.).

Lire aussi :   « La finalité humaine et écologique de l’économie doit déterminer les politiques et les réformes »

Si l’on attend qu’elle gagne les domaines qui font actuellement le plus de dégâts écologiques et sociaux – notamment les secteurs de la production industrielle et du grand commerce – on risque de laisser perdurer des situations hautement dommageables pour l’avenir du monde.
C’est pourquoi il faut aussi agir sur la gouvernance des entreprises traditionnelles.

Capital humain

Actuellement elle est assurée – sauf dans quelques pays comme l’Allemagne pratiquant la cogestion – par les actionnaires seuls. La propriété financière de l’entreprise est considérée comme l’unique fondement du pouvoir gestionnaire. D’où les dérives maintes fois dénoncées : gestion à court-terme, rémunérations aberrantes des dirigeants, licenciements abusifs, non prise en compte des externalités, etc.

Les évolutions actuelles montrent que désormais la propriété n’est plus qu’une composante de la réalité de l’entreprise. Le capital humain, dans une économie reposant sur des technologies  de plus en plus sophistiquées, compte autant que le capital financier.

UNE ENTREPRISE APPARTIENT AUSSI AUX CONSOMMATEURS (…). IL SERAIT LOGIQUE QU’ILS SOIENT EUX AUSSI PRÉSENTS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Les salariés sont souvent plus conscients des coûts externes de la production, parce qu’ils vivent celle-ci au plus près, contrairement aux actionnaires. Ils sont plus clairvoyants sur les intérêts à long terme. Quant à la prise de risque, qui a longtemps servi à justifier le pouvoir des actionnaires, elle est au moins aussi importante pour ceux qui engagent dans une entreprise plusieurs années de leur vie que pour les financeurs qui n’y engagent que leur argent. Il serait donc normal qu’ils soient représentés au conseil d’administration au même titre que les actionnaires.

Une entreprise appartient aussi aux consommateurs

Pareillement, une entreprise appartient aussi aux consommateurs qui subissent les conséquences des choix opérés par les gestionnaires et participent aux risques qu’ils impliquent, comme le montre l’affaire Volkswagen après bien d’autres. Il serait logique qu’ils soient eux aussi présents dans les conseils d’administration.

Des entreprises gouvernées par des conseils composés de tous les acteurs du secteur – investisseurs, mais aussi salariés et consommateurs – seraient plus soucieuses de tous les aspects de l’activité économique : rentabilité, mais aussi équité et durabilité des choix. Cette gouvernance mixte ou hybride introduirait de la solidarité dans le secteur marchand, sans attendre qu’il évolue vers l’économie sociale et solidaire.

Elle exprimerait le caractère composite des entreprises modernes, qui ne dépendent plus des seules initiatives de leurs actionnaires, mais aussi de l’engagement des salariés, de l’intérêt des consommateurs et de l’acceptation de ceux dont elles affectent les modes de vie. Elle ferait évoluer le capitalisme financier vers un « capitalisme coopératif » qui ne nierait pas l’importance du capital dans l’activité économique, mais reconnaîtrait la diversité de ses formes.

François Galichet est l’auteur de « L’émancipation. Se libérer des dominations » (Chronique Sociale, 2014).

François Galichet (Professeur émérite à l’université de Strasbourg)

Source : Lemonde.fr