Après les élections, quelle prise en compte de l’ESS ?

La première réponse significative se trouve dans les délégations des membres des exécutifs des conseils régionaux et départementaux. L’un d’entre eux a-t-il en charge l’ESS ? Oui, dans un nombre croissant de départements et de régions. Mais toujours pas dans les Hautes-Alpes, ni en Paca…

C’était une revendication forte des organisations qui fédèrent les entreprises de l’ESS : créer un poste de vice-président dédié à l’ESS au conseil régional ainsi qu’au conseil départemental. Une demande d’autant plus entendue et justifiée que, dans le contexte de crise sanitaire, les candidats n’ont pas manqué de vanter les mérites de cette économie au plus près des besoins de la population…

> Le monde de demain n’est pas à inventer, il est déjà là ! 
> Outiller les candidats des prochaines élections

Quelles que soient les couleurs politiques des majorités, de plus en plus de départements et de régions inscrivent le développement de l’ESS dans les schémas ou programmes et désignent un élu pour impulser la dynamique, coordonner les actions, assurer leur suivi et leur financement.

Michel Abhervé, sur son blog, recense et commente ces nominations qui fleurissent sur le territoire national.

Mais le 6 juillet, Michel Abhervé titrait : En Provence Alpes Côte d’Azur, Isabelle Campagnola-Savon présidente d’une commission qui inclut l’ESS. Une promesse de Renaud Muselier incomplètement tenue. En effet, c’était une vice-présidence qui était promise à l’ESS.

Au conseil départemental des Hautes-Alpes, l’ESS n’apparaît pas non plus dans les délégations des neuf vice-présidences. La vie associative a même disparu…

Au-delà de ce constat décevant, les acteurs de l’ESS attendent de voir ce que ces nouveaux exécutifs feront concrètement en faveur de l’économie de proximité, de l’innovation sociale, de la coopération, de la transition écologique… thématiques portées principalement par les entreprises sociales et solidaires.