Archives mensuelles : septembre 2017

L’ESS dans le projet de loi de finances 2018

Des contrats aidés en baisse, un service civique confirmé, un budget de l’ESS potentiellement maintenu, 500 millions d’euros de CITS en 2018 et la bascule sur une baisse de charge en 2019, des doutes sur le DLA… revue de détails de ce que l’on sait et ne sait pas encore du projet de loi de finances présenté en Conseil des ministres mercredi 27 septembre.

 

Source : un article publié par Chorum-CIDES

 

Quel sort le premier projet de loi de finances (PLF) du quinquennat Macron réserve à l’ESS ?

L’absence d’un interlocuteur au sein du gouvernement, jusqu’à la nomination récente de Christophe Itier fait craindre à plusieurs observateurs de « payer le prix de ce vide politique » dans le budget. La baisse des emplois aidés décrétée durant l’été avait en soi alourdi l’atmosphère parmi les acteurs associatifs et plus largement de l’ESS. Au lendemain de la présentation du projet de loi de finances et du lancement du travail parlementaire, les choses commencent à se décanter. Les organisations de l’ESS sont reçues ces jours-ci par Yves Blein, député du Rhône et rapporteur du PLF sur le volet ESS pour exprimer leurs inquiétudes et leurs espoirs.

Crédits pour les contrats aidés : -40 %

L’affaire est entendue depuis le 21 septembre suite à la rencontre d’Edouard Philippe avec les acteurs de l’inclusion sociale et de la lutte contre la pauvreté ; il y aura 200 000 emplois aidés financés en 2018. La baisse du taux de prise en charge moyen de chaque contrat à 50 % (contre 75) était moins attendue. Il reste à savoir de quelle manière seront ventilés ces emplois entre les associations et les services publiques (principalement l’éducation nationale) qui constituent à eux deux le secteur non-marchand. Le gouvernement communique par ailleurs sur sa volonté de conforter les structures d’insertion par l’activité économique, ainsi que la montée en charge de l’expérimentation « Territoires zéro chômeurs ». Enfin, les entreprises adaptées devraient bénéficier de 1000 emplois aidés supplémentaires en 2018.

CITS : 500 millions reversés aux associations en 2018

Le Crédit d’impôt sur la taxe sur les salaires (CITS) a été mis en place en 2017 afin de compenser l’iniquité générée par le CICE qui ne bénéficiait qu’aux entreprises du secteur lucratif. Débloqué au terme de l’exercice fiscal, il permettra de reverser 500 millions d’euros en 2018 selon le PLF. Il sera versé une seconde et dernière fois en 2019 (pour l’année 2018) en même temps que la mise en œuvre de l’allègement de charges promis par Emmanuel Macron pour compenser la fin du CICE et du CITS. Ainsi, en 2019, les associations éligibles au CITS pourront compter et sur le crédit d’impôt et sur l’allègement de leurs charges. Selon la communication de Bercy, l’impact sur les finances des associations serait de 1,4 milliard d’euros en  2019. Mais les acteurs de l’ESS doutent de ce chiffre. Yves Blein, député du Rhône En marche et rapporteur du volet ESS du PLF à l’Assemblée nationale exprime ses doutes. Soit il est « trop élevé » s’il s’agit de la baisse des charges et « pas assez » s’il additionne CITS et baisse de charges. Quoiqu’il en soit la transformation du CITS à l’allègement de charges représentera une bouffée d’air pour toutes les associations car le CITS ne bénéficiait grosso modo qu’à celles dont la masse salariale dépassait environ 500 000 euros.  Emmanuel Verny, délégué général d’ESS France constate, « Nous étions d’accord avec cette mesure d’autant que l’allègement de charge est automatique, contrairement au crédit d’impôt. » A partir de 2020, seul l’allègement de charges persistera.

Odile Kirchner sur le départ

Avec l’installation de l’ESS dans le giron de Bercy ces cinq dernières années, les financements de l’État pour le développement de l’ESS avait gagné en simplicité. Une ligne du budget de l’État, affectée au développement des entreprises regroupait les aides aux têtes de réseaux, le financement d’actions et le budget de la délégation à l’ESS d’Odile Kirchner. Cette ligne s’était stabilisée à 4,5 millions d’euros en 2017. L’ESS étant sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et solidaire, que deviennent les financement de la Délégation interministérielle à l’ESS et la déléguée elle-même ? C’est une certitude maintenant, le départ de la déléguée ministérielle Odile Kirchner est aujourd’hui acté. Elle quittera son poste en décembre officiellement.

De fait, c’est le Haut-commissariat à l’ESS et à l’innovation sociale qui héritera des financements et, éventuellement, de l’équipe constituée autour de la déléguée à l’ESS. Selon Yves Blein, « ce budget devrait être globalement en augmentation car un effort pourrait être fait pour le financement de contrats à impact social ». Ce renforcement des contrats à impact social, lancés par Martine Pinville en 2016, alors secrétaire d’État à l’ESS, est déjà un signe de l’orientation voulue par Christophe Itier. En tant que président du Mouves et directeur de la Sauvegarde du Nord, il avait fortement milité pour leur mise en œuvre. La vigilance est toutefois de mise pour Emmanuel Verny sur l’augmentation globale des crédits à l’ESS :  » Il faudra regarder si le périmètre est identique ou s’il a été élargi. auquel cas l’augmentation ne pourrait être que de façade. »

Inquiétude sur le financement des DLA

La rumeur court depuis quelques jours, mais elle est suffisamment étayée pour qu’Yves Blein s’en inquiète. « Le financement des Dispositifs locaux d’accompagnement [DLA, destinés à financer des missions de renforcement des compétences et des modèles économiques des associations, ndlr] pourrait passer du ministère du Travail à la délégation à l’ESS, mais nous n’avons pas de visibilité sur les crédits. En 2017, l’État finançait les DLA à hauteur de 10 millions, abondés à parité par la Caisse des dépôts et le Fonds social européen, soit 30 millions d’euros. « Les volumes financiers n’ont rien à voir avec ceux du CITS, mais c’est un dispositif qui a fait ses preuves et qui entre dans la logique de l’accélérateur d’innovation sociale mentionné dans le projet présidentiel » explique le député. Autrement dit, réduire la voilure des DLA serait un mauvais signal politique.

Consolidation des services civiques

Contrairement aux emplois aidés les missions de Service civique ont le vent en poupe. Leur financement représente, comme en 2017, environ 80 % du budget de la mission Jeunesse et vie associative soit 448 millions d’euros. L’objectif de 150 000 nouvelles missions pour des jeunes de 16 à 25 ans, sur un an, est reconduit comme en 2017.  En 2016, 92000 services civiques avaient été signés dont 65 % dans des associations. En 2017, le premier trimestre enregistrait une hausse de 26 % des missions engagées selon l’Agence du Service civique, confirmant la tendance. Enfin, l’offre de 10 000 nouvelles missions dans l’Éducation nationale en septembre dans le cadre de l’opération « Devoirs faits » devrait booster le bilan annuel.

Attendre pour faire les comptes

L’impact de la baisse des financements sur les contrats aidés sera-t-il compensé à terme par les allègements de charge ? Quels seront les moyens et l’amplitude d’action du Haut Commissariat à l’ESS après la réaffectation des budgets de la DIESS vers le ministère de Nicolas Hulot ? La situation sur l’ensemble des ces questions devrait s’éclaircir d’ici une quinzaine de jours. Il sera alors temps de « faire les comptes » et d’envisager le Social Business Act que souhaite présenter Christophe Itier en 2018.

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Baisse des contrats aidés en 2018 : une décision inacceptable

Après la décision prise de baisser le nombre de contrats aidés en 2017 – qui engendre d’ores et déjà de grandes difficultés dans un certain nombre de réseaux – l’union nationale des employeurs de l’ESS (UDES) juge cette annonce inacceptable sur le fond et sur la forme ! 
 
Pour mémoire 460 000 personnes ont été embauchées en contrats aidés en 2016 : comment se satisfaire de 200 000 emplois seulement pour l’année 2018 avec un taux moyen de prise en charge de 50% ? 
 
Diminuer drastiquement les contrats aidés, c’est mettre fin à un dispositif qui fait ses preuves dès lors que les titulaires sont accompagnés et formés.
 
Ces contrats représentent 7% des emplois dans l’économie sociale et solidaire soit 170 000 emplois au bénéfice des jeunes et des personnes éloignées de l’emploi.
 
80 000 jeunes ont déjà été embauchés en emplois d’avenir par les entreprises de l’économie sociale et solidaire : 1 jeune sur 2 a pu trouver le chemin d’un emploi durable grâce à la formation et à l’accompagnement dont il a bénéficié.
Il est nécessaire de maintenir les emplois d’avenir et de faire évoluer le modèle des autres types de contrats aidés afin de les rendre plus efficaces dans la lutte contre le chômage.
 
L’UDES, qui s’oppose à la baisse brutale des contrats aidés, demande l’ouverture d’une concertation. L’Union plaide pour :
  • la mise en place d’un budget pluriannuel qui donne de la visibilité aux employeurs et évite le « stop and go » ;
  • l’assurance d’un haut niveau de prise en charge comprenant une formation diplômante ou certifiante et un accompagnement avec tutorat ;
  • l’ouverture d’une réflexion sur le ciblage, la durée et le niveau de financement de ces contrats.
En attendant de faire valoir ses propositions,  l’Union poursuit sa mobilisation et donne la parole aux employeurs de l’ESS.
 
Lire les témoignages des dirigeants de
 
Source :

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Forte mobilisation des élus et des associations pour le centre de ressources

Dans son édition du 26 septembre, le Dauphiné Libéré rend compte de cette mobilisation qui a eu pour effets d’empêcher l’enlèvement du matériel et de provoquer le dépôt d’une plainte par la régie culturelle régionale.

 

Sur le site du Centre de Ressources des Hauts Pays Alpins la pétition a récolté très rapidement de nombreux soutiens. Elle vise aujourd’hui à rassembler 1000 signatures.

 

 

 

 

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Le centre de ressources en danger

La Région l’a annoncé par communiqué vendredi soir 22 septembre. Elle ne compte pas renouveler son partenariat avec le centre de ressources des hauts pays alpins basé à Veynes.

 

Dans son communiqué, la Région annonce que “la Régie culturelle régionale récupère son matériel tout en maintenant le service public sur les Hauts-Pays alpins via son parc de matériel de Bouc-Bel-Air […].

Elle ouvrira dans les prochains mois une véritable antenne de son parc de matériel de spectacle dans le département des Alpes-de-Haute-Provence sur le modèle juridique de Saint-Laurent-du-Var. Celle-ci comprendra un espace de stockage pour les compagnies, un lieu de répétition et un parc doté de matériels encore plus performant correspondant ainsi à une réelle demande.”

Pour manifester leur mécontentement, les administrateurs du centre de ressources de Veynes ont décidé hier de lancer une pétition sur le site de l’association www.centre-de-ressources.fr

Source : Dauphiné Libéré du 23 septembre 2017

 

Sur son site, le Centre de ressources déclare l’alerte rouge, explique la situation et appelle à signer une pétition de soutien.

 » Il y a quelques mois, nous vous alertions sur les risques d’une fermeture de notre association. En février des solutions avaient était trouvées en concertation avec le Département, la Mairie de Veynes et les services de la Région. Bien que toujours vigilants, nous étions confiants dans la volonté régionale de ne pas abandonner les associations et collectivités de notre territoire, pour qui nous travaillons.

Aujourd’hui et de façon non concertée, la région veut reprendre une partie du parc de matériel du Centre de Ressources, celui mis en dépôt à Veynes en 2012 par la Régie culturelle Régionale.Vous vous en souvenez peut-être, en 2014, nous avons investi dans du matériel en propre pour compléter ce premier matériel et être en mesure de vous proposer un parc entier.

Ce matériel repris, le reste de notre parc amputé de sa moitié deviendra quasi inutilisable pour vous. Nous avons conscience que notre mission sera momentanément difficile à tenir. L’existence même du Centre de Ressources est remise en question avec toutes les implications humaines et territoriales que cela peut comprendre : licenciements économiques, fin des actions de médiation numérique, arrêt des projets pourtant en plein développement, fermeture d’un organisme de formation sur les Hautes-Alpes…

Par la concertation avec les élus de nos collectivités nous espérons pouvoir continuer à travailler et vous offrir nos meilleurs services. Votre soutien nous est précieux et nous vous remercions pour la signature de cette pétition. »

Source : Centre de Ressources des Hauts Pays Alpins

12e forum de l’ESS 05 vendredi 10 novembre 2017

L’économie collaborative… et solidaire ?
D’un mouvement mondialisé à des initiatives de proximité

vendredi 10 novembre à Gap

 

Covoiturage, location de logements entre particuliers, échanges, espaces de travail partagés, ouverture de recycleries et de Fab Labs… l’économie du partage ne cesse de se développer en France depuis une dizaine d’années.

« L’économie collaborative est une activité humaine de pair à pair, qui vise à produire de la valeur en commun et qui repose sur de nouvelles formes d’organisation du travail et d’échanges. » Wikipédia

Cette économie n’était-elle pas déjà présente avec le troc, un troc remis au goût du jour par les potentialités d’internet ? Fondée sur les échanges de biens, de services ou de connaissances entre particuliers, son succès grandissant révolutionne notre comportement de citoyen et de consommateur.

Devant le développement de plateformes internationales, la profusion des initiatives nationales ou locales, des questions se posent :

L’économie collaborative est-elle solidaire ?
Faut-il parler plutôt de société collaborative ? d’économie coopérative ?
Est-elle une chance ou un risque pour notre société, notre environnement ?
Peut-elle être au service des territoires ?

 

L’Udess 05 s’est rapproché d’un des fidèles partenaires du forum, la MAIF, en raison de son engagement pour une société collaborative.

La mutuelle d’assurances est associée à l’organisation du 12e forum de l’ESS des Hautes-Alpes.

 

Le 12e forum bénéficie du soutien de ses partenaires :

Programme

14h30  Accueil Café

15h00  Tables de découverte ( BarCamp )
Des responsables d’entreprises présentent en 15 mn leurs initiatives et projets collaboratifs devant les participants qui circulent de table en table

  • Espace de coworking et réseau d’échanges de services entre entrepreneurs. Par La Locomotive
  • Donner une seconde vie aux objets par la réparation, la revente, le recyclage. Par la Ressourcerie La Miraille.
  • OpenStreetMap, une carte en ligne mondiale qui profite au local. Par le Centre de Ressources des Hauts Pays Alpins.
  • Du simple café à l’espace de convivialité et de partage. Par le Chapoul Café.
  • Fabriquez vos objets localement, grâce aux plans 2D/3D d’une communauté mondiale. Par le Fab’Alpes.
  • Une monnaie locale et complémentaire pour accélérer les échanges au niveau d’un territoire. Par La roue.

 

 

16h30  Conférence dArnaud Lacan, professeur de management à Kedge Business School de Marseille et Bordeaux

 

 

 

17h15   Table ronde animée par Patricia Lecompte, journaliste économique à RFI,
avec
Arnaud Lacan,  conférencier
Julie Braka, connector à Ouishare / projet Sharitories : portez un regard neuf sur votre territoire !
Sophie Rommens (espace de coworking La Locomotive / projet d’échanges de services entre entrepreneurs)
Fabienne Morel (Centre de Ressources de Veynes / projet de cartographie à destination des territoires et collectivités locales)

 

18h00  Pot convivial

 

Lieu : CMCL à Gap, le centre municipal culture et loisirs est situé en haut du boulevard Pierre et Marie Curie.

Téléchargerl’affiche (pdf 167 KB)     le flyer (pdf 66 KB)    le communiqué de presse (pdf 311 KB)
l’article du Dauphiné Libéré paru le 6 novembre (pdf 142 KB)

 

Inscriptions : comme pour les précédents forums, l’entrée est libre et gratuite mais l’inscription est obligatoire !

 

Cliquer ici pour accéder à la page Comptes rendus, photos, vidéo, presse.

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Grenoble Alpes Métropole mise sur l’ESS pour son développement et son attractivité

« La Métro » a conçu un plan de développement de l’ESS axé sur la création et la consolidation d’activités et d’emplois,  l’offre de services et de produits, les collaborations entre les structures et le rapprochement avec d’autres acteurs de l’économie.

 

Les départements de l’Isère et des Hautes-Alpes ont décidé de célébrer ensemble en 2017 le personnage militaire et politique qui a marqué l’histoire du Dauphiné : François de Bonne, duc de Lesdiguières, né à St-Bonnet-en-Champsaur en 1543 et décédé en 1626 à Valence.

 

Outre l’histoire commune illustrée par Lesdiguières, l’Isère et les Hautes-Alpes partagent aujourd’hui quelques caractéristiques comme l’environnement naturel, l’agriculture de montagne, le tourisme d’hiver et d’été… et une économie sociale et solidaire importante, dynamique, créatrice d’emplois et de réponses aux besoins des personnes et des territoires.

 

 Grenoble Alpes Métropole qui ne manque pas d’atouts en matière économique :

           2ème pôle de recherche français,
           1ère ville française la plus attractive pour les étudiants,
           5ème ville la plus innovante au monde…

a décidé de positionner l’économie sociale et solidaire comme un axe fort du développement économique local et de son attractivité.

 

 

La métropole grenobloise a en effet conçu un plan de développement métropolitain de l’ESS pour la période 2016-2020. Il est basé sur trois grandes orientations :

⇒ Renforcer la création et la consolidation d’activités et d’emplois dans l’ESS
⇒ Promouvoir l’offre de services et de produits des entreprises de l’ESS
⇒ Favoriser les collaborations entre les structures et le rapprochement avec d’autres acteurs de l’économie.

En outre, La Métro veut apporter un accompagnement fort aux entreprises de l’ESS. Elle leur propose :

  • Un soutien financier pour développer leur activité,
  • Un accompagnement personnel pour la recherche de locaux, de partenariats, de mise en réseau et de mutualisation de ressources (emplois, locaux, offre de produit…).

Les statistiques nationales de l’Insee montrent que l’ESS est particulièrement implantée dans les espaces ruraux. L’exemple des Hautes-Alpes est parlant : les entreprises de l’ESS fournissent 19 % des emplois privés alors que la moyenne nationale se situe à 14 % ; elles sont nombreuses, présentes dans toutes les vallées et certaines sont parmi les plus importantes des entreprises privées du département.

L’exemple de la riche et dynamique capitale du Dauphiné corrige l’image d’une ESS qui serait vouée aux territoires non urbanisés et économiquement peu développés. Pour les élus de Grenoble Alpes Métropole, l’avenir de leur territoire aux multiples atouts passe notamment par le soutien à l’ESS pour maintenir et renforcer son attractivité.

Le plan de développement métropolitain de l’ESS est composé de 30 objectifs, tous pertinents.

> Télécharger le plan de développement 2016-2020 de l’ESS de La Métro (pdf, 4 pages)

A lire ces 30 objectifs, on se prend à rêver qu’un Lesdiguières du XXIe siècle vienne les imposer (pacifiquement, s’entend !) à toutes les intercommunalités du Dauphiné ! Il peut compter sur l’Udess 05 pour le guider à la rencontre des territoires haut-alpins et des 850 entreprises de l’ESS.

 

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Bien plus que des bistrots

Les cafés associatifs se développent en zone rurale comme dans les villes. Le Dauphiné Libéré vient de mettre un joli coup de projecteur sur ces lieux de rencontre, d’échange… gérés démocratiquement par leurs adhérents.

 

Complet, le reportage n’élude pas la question du modèle économique, ni le regard inquiet que peuvent porter les bars commerciaux.

 

 

 

 

 

Gap, vendredi 20 octobre, destinacion America del Sur

Organisé chaque année, le Festival ALIMENTERRE est un évènement international qui amène les citoyens à comprendre les causes de la faim et à se mobiliser pour l’accès de tous à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde.

 

Autour d’une sélection de films, le Festival invite les citoyens à participer à des débats lors de projections et à rencontrer des acteurs divers venus d’ici et d’ailleurs qui œuvrent pour une agriculture et une alimentation durable. 

A Gap, E’changeons le monde et Biocoop Le Grenier organisent une soirée le vendredi 20 octobre 2017 à la salle des fêtes du lycée Dominique Villars

Entrée gratuite pour une soirée festive dédiée à l’Amérique latine

19h Projection du film « Hold up sur la banane« , suivie d’un débat

21h Concert du groupe brésilien Os Cachaceiros

 

Pour en savoir plus, visiter les sites :

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La mixité dans tous ses états

Mardi 3 octobre à 17h30 à la CCI 05 une rencontre pour penser et construire ensemble la mixité.

 

Qu’est ce qui n’a jamais été dit sur la mixité ? Elle ne signifie pas égalité et encore moins parité ou égalitarisme.

Penser et construire la mixité, c’est permettre à chacune et chacun d’accéder aux mêmes choix, d’avoir les mêmes possibilités, de bénéficier des mêmes opportunités dans quelque activité que ce soit, au niveau de l’éducation, de la vie scolaire, du choix d’un métier, de la vie professionnelle, des activités culturelles et sportives mais également de l’espace public.

Organisées par la Préfecture de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, les rencontres de « la mixité dans tous ses états » proposent de se questionner ensemble en réunissant les acteurs et les actrices des différents champs de la société autour de 6 séminaires thématiques afin d’agir localement.

La première rencontre aura lieu le mardi 3 octobre 2017 à 17h30 à la CCI des Hautes-Alpes
et sera suivie du pot de la mixité !


Télécharger la lettre de présentation et d’invitation du Préfet des Hautes-Alpes

Contact : Gaëlle VALLET, déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes des Hautes-Alpes
04 92 22 22 42    06 08 96 67 48   gaelle.vallet@hautes-alpes.gouv.fr
DDCSPP   5, rue des silos   CS 16002  05010 GAP CEDEX

 

Les employeurs de l’ESS, représentés par leur union nationale (UDES), ont signé en novembre 2015 avec les organisations syndicales un accord ambitieux pour agir en faveur de l’égalité professionnelle femmes/hommes dans l’ESS. 

Cet accord concerne 14 branches professionnelles.

Lire l’article paru en avril 2016 et télécharger le texte de l’accord :
L’UDES signe un accord pour agir en faveur de l’égalité professionnelle femmes/hommes dans l’ESS

 

A lire également sur le site : Un guide contre les discriminations

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Christophe Itier nommé haut-commissaire à l’ESS et à l’innovation sociale

La création d’un haut-commissaire était attendue par les acteurs de l’ESS déçus que leur secteur ne bénéficiait pas d’un ministère ou d’un secrétariat d’État dans le gouvernement. Christophe Itier est l’ancien président du Mouves.

 

La composition du gouvernement est donc complétée par le Décret n° 2017-1317 du 4 septembre 2017 qui institue un haut-commissaire à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale placé auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

Cette création comble un vide qui inquiétait les acteurs de l’ESS. Lire à ce sujet  Les enjeux de la mandature pour l’ESS

L’UDES, qui plaidait pour la création d’un secrétariat d’État dédié, salue néanmoins cette décision qui a le mérite d’identifier clairement un interlocuteur pour les acteurs de l’ESS au sein de l’organigramme gouvernemental.

Elle répond au moins en partie à la question écrite du député des Hautes-Alpes Joël Giraud. Lire notre article Joël Giraud demande au gouvernement de s’engager sur l’ESS

 

Christophe Itier, un politique issu des rangs de l’ESS

Ancien président du Mouves (mouvement des entrepreneurs sociaux) et depuis 7 ans directeur général de l’association La Sauvegarde du Nord, Christophe Itier, 48 ans, a coordonné les travaux d’élaboration du volet ESS du programme présidentiel et en a été le porte-parole durant la campagne.

Christophe Itier sera chargé d’impulser et de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de développement de l’ESS dont les 165 000 entreprises (associations, fondations, sociétés commerciales, mutuelles, coopératives), les 2,4 millions de salariés et les bénévoles des associations se mobilisent chaque jour pour apporter des solutions concrètes aux défis sociaux, sociétaux, environnementaux et sanitaires de notre pays.

En partenariat avec l’ensemble des acteurs du secteur et les collectivités territoriales, il s’agira également de soutenir l’innovation sociale, afin de favoriser l’incubation et l’essaimage de projets innovants et performants pour répondre plus efficacement aux enjeux de notre société : l’autonomie, l’insertion sociale et professionnelle, le décrochage scolaire, la transition écologique ou encore la transition numérique.

 

Auprès de Nicolas Hulot pour favoriser la mobilisation des administrations publiques

Rattaché au ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, le Haut-commissaire aura une compétence interministérielle et aura pour mission, en relation avec la déléguée à l’économie sociale et solidaire, Odile Kirchner, de favoriser la mobilisation des administrations publiques.

D’ici la fin de l’année, le Haut-commissaire est chargé d’élaborer, dans la concertation avec les acteurs, une feuille de route de l’ESS et un nouveau schéma d’organisation national et territorial afin de renforcer la capacité d’action et la fonction de coordination de l’administration en charge de l’ESS.

 

Pour en savoir plus

Sur le site de France Info : Le référent Nord de « la République en marche » entre au gouvernement d’Édouard Philippe.