Archives mensuelles : mai 2016

Pourquoi se compliquer la vie en créant une entreprise éthique et solidaire?

Comme si créer une entreprise ce n’était pas suffisamment compliqué, certains y ajoutent des ambitions écologiques, sociales et solidaires… Seraient-ils un peu maso?

Pour réussir son projet d’entreprise, pas de recette magique : il faut y dédier une grande partie de son temps et de ses ressources, avoir de la chance et être bien entouré. Créer une entreprise avec des ambitions écologiques, sociales et solidaires permet de mettre l’humain au cœur de son projet et de ne pas s’arrêter aux seuls objectifs financiers. C’est aussi accepter des contraintes pour respecter ses valeurs et agir à son échelle.

Pourquoi prend-t-on cette orientation ? Et surtout, comment s’en sort-on ? Deux entrepreneures, Laëtitia Van de Walle, fondatrice des cosmétiques Lamazuna et Marie-Anaïs Limet-Delmotte, fondatrice de l’entreprise Mes Comptoirs, racontent le quotidien et les motivations d’un créateur d’entreprise sociale et solidaire.
Concrètement, ça ressemble à quoi un engagement social et solidaire ?

Laëtitia : Les produits Lamazuna ont pour but d’arriver à zéro déchet dans la salle de bain, tout en étant 100% naturels pour les cosmétiques, fabriqués en France et véganes. Pour compléter notre démarche, nous reversons 2% des ventes de notre site pour planter des arbres au Pérou dans le cadre d’un projet d’agroforesterie : les arbres plantés permettent de donner un revenu aux agriculteurs, qui les plantent en complément des espèces végétales déjà en place, ce qui permet de préserver la biodiversité.

Marie-Anaïs : Pour mes créations, je choisis des tissus écologiques, le plus ancrés dans l’économie locale possible. Ma mercerie vient aussi exclusivement d’Europe : principalement de France, et un peu d’Allemagne quand je ne trouve pas localement. Je fais régulièrement des opérations éthiques et solidaires : pour la fête des mères, j’ai choisi de lancer une box éthique et solidaire, une collaboration avec des créatrices françaises (dont Lamazuna), pour proposer des produits fabriqués et conçus localement, avec un engagement éthique et écologique. Une partie des ventes est également reversée à deux associations qui me tiennent à cœur.

Quelles contraintes ça représente pour la vie de l’entreprise ?

Laëtitia : Ça nous complique la vie dans le sens où, lorsque nous avons une idée de nouveau produit, nous devons réfléchir à l’impact de sa fabrication, de son packaging, de sa fin de vie, etc. La démarche est totalement différente de celle d’une entreprise classique qui demanderait des devis à plusieurs fournisseurs et choisirait simplement le moins cher. A côté de ça, en mai 2016, nous avons permis d’éviter à 5,6 millions de déchets de partir à la poubelle : 10.500 flacons en plastique de shampoing grâce à nos shampoings solides, 608.000 tampons hygiéniques grâce à nos coupes menstruelles, etc.

Marie-Anaïs : Au quotidien, il faut réussir à concilier nos valeurs, nos ambitions et ce dont les clients ont envie. Pendant mon étude de marché, je me suis rendue compte que les gens étaient sensibles à l’angle écologique et social… uniquement si ça ne leur coûtait pas plus cher. Mais je suis sur un secteur où une très grande partie de la production et de la création ont été délocalisés. Ce n’est pas toujours facile de tout concilier.

Pourquoi se compliquer la vie ?

Laëtitia : Après avoir monté plusieurs projets, j’ai eu besoin de créer une entreprise qui ait du sens car j’ai réalisé qu’en tant qu’entrepreneurs nous sommes à 100% responsables des produits qui existent sur Terre. J’ai donc chercher à développer des produits les mieux possibles pour nous et pour la planète.

Marie-Anaïs : Après mon master en développement durable, j’ai découvert que les entreprises mettaient souvent en place des actions responsables uniquement sous la contrainte, pour respecter les règlementations. J’étais frustrée que l’impact positif sur les salariés et sur la communauté ne soit pas pris en compte. Quand j’ai créé ma structure, j’ai voulu que l’engagement écologique, puis social et solidaire soit au coeur du projet. Pour moi c’est à nous, entrepreneurs, d’utiliser nos structures pour provoquer des changements positifs. Je pourrais le faire dans mon coin, sans en faire un élément de ma marque, mais j’ai envie d’utiliser l’entreprise pour faire parler de ces sujets là. Pour moi ça fait partie intégrante de ma responsabilité en tant qu’entrepreneure.

AUTEUR DE L’ARTICLE : Laure Jouteau

Source : Say yes

Finansol et La Croix dévoilent le nouveau baromètre de la finance solidaire

Une année exceptionnelle

De plus en plus de Français souhaitent donner davantage de sens à leur épargne. A cet effet, un nombre croissant de produits leur est proposé. C’est le constat réjouissant que Finansol et La Croix affichent à l’occasion de ce nouveauBaromètre de la finance solidaire. Comme le montrent les initiatives décrites dans le baromètre, plusieurs motivations animent les particuliers qui soutiennent l’économie sociale et solidaire : contribuer à réduire les inégalités, participer à la création d’emplois, devenir acteur du développement, encourager des initiatives fragiles mais judicieuses… Cette année ressort particulièrement le souci de la proximité, de l’ancrage local, des circuits courts. Comme le souligne Alexandre Jardin dans l’interview que nous publions, un certain air du temps invite à agir concrètement, « à son niveau ». De grands réseaux de solidarité mais aussi des banques ont bien saisi cette tendance, tandis que les plateformes de finance participative contribuent à dynamiser l’offre. Elles permettent aux donateurs, prêteurs ou épargnants, de choisir l’entreprise qu’ils entendent soutenir. Des plateformes régionales se mettent aussi en place, à l’instar de jadopteunprojet.com lancé par l’Adefip en Aquitaine Limousin Poitou-Charentes. Alors que la globalisation a rendu les capitaux extrêmement mobiles, la finance mondialisée n’a à l’évidence pas réponse à tout. Devant ses excès, de nombreux épargnants recherchent la traçabilité de leur investissement et de ses bienfaits. Dans ces conditions, les circuits courts de la finance solidaire sont promis à un bel avenir.

 

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Frédéric Tibérghien, Président de Finansol
Jean-Christophe Ploquin, Rédacteur en chef, à La Croix

Source : Idéal Connaissances

Pour « une gouvernance mixte ou hybride des entreprises »

    Dans un article du Monde (« La finalité humaine et écologique de l’économie doitdéterminer les politiques et les réformes », 11 mai 2016), Philippe Vadjoux propose, pour contrer les méfaits du capitalisme ultralibéral, de développer une« économie hybride, dans laquelle l’entreprise solidaire viendrait concurrencerl’entreprise traditionnelle ».

C’est évidemment une orientation essentielle, qui peut casser la logique du profit à court terme actuellement dominante. Mais est-ce la seule ? L’économie sociale et solidaire est encore relativement peu développée, et seulement dans certains secteurs (services à la personne, etc.).

Lire aussi :   « La finalité humaine et écologique de l’économie doit déterminer les politiques et les réformes »

Si l’on attend qu’elle gagne les domaines qui font actuellement le plus de dégâts écologiques et sociaux – notamment les secteurs de la production industrielle et du grand commerce – on risque de laisser perdurer des situations hautement dommageables pour l’avenir du monde.
C’est pourquoi il faut aussi agir sur la gouvernance des entreprises traditionnelles.

Capital humain

Actuellement elle est assurée – sauf dans quelques pays comme l’Allemagne pratiquant la cogestion – par les actionnaires seuls. La propriété financière de l’entreprise est considérée comme l’unique fondement du pouvoir gestionnaire. D’où les dérives maintes fois dénoncées : gestion à court-terme, rémunérations aberrantes des dirigeants, licenciements abusifs, non prise en compte des externalités, etc.

Les évolutions actuelles montrent que désormais la propriété n’est plus qu’une composante de la réalité de l’entreprise. Le capital humain, dans une économie reposant sur des technologies  de plus en plus sophistiquées, compte autant que le capital financier.

UNE ENTREPRISE APPARTIENT AUSSI AUX CONSOMMATEURS (…). IL SERAIT LOGIQUE QU’ILS SOIENT EUX AUSSI PRÉSENTS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Les salariés sont souvent plus conscients des coûts externes de la production, parce qu’ils vivent celle-ci au plus près, contrairement aux actionnaires. Ils sont plus clairvoyants sur les intérêts à long terme. Quant à la prise de risque, qui a longtemps servi à justifier le pouvoir des actionnaires, elle est au moins aussi importante pour ceux qui engagent dans une entreprise plusieurs années de leur vie que pour les financeurs qui n’y engagent que leur argent. Il serait donc normal qu’ils soient représentés au conseil d’administration au même titre que les actionnaires.

Une entreprise appartient aussi aux consommateurs

Pareillement, une entreprise appartient aussi aux consommateurs qui subissent les conséquences des choix opérés par les gestionnaires et participent aux risques qu’ils impliquent, comme le montre l’affaire Volkswagen après bien d’autres. Il serait logique qu’ils soient eux aussi présents dans les conseils d’administration.

Des entreprises gouvernées par des conseils composés de tous les acteurs du secteur – investisseurs, mais aussi salariés et consommateurs – seraient plus soucieuses de tous les aspects de l’activité économique : rentabilité, mais aussi équité et durabilité des choix. Cette gouvernance mixte ou hybride introduirait de la solidarité dans le secteur marchand, sans attendre qu’il évolue vers l’économie sociale et solidaire.

Elle exprimerait le caractère composite des entreprises modernes, qui ne dépendent plus des seules initiatives de leurs actionnaires, mais aussi de l’engagement des salariés, de l’intérêt des consommateurs et de l’acceptation de ceux dont elles affectent les modes de vie. Elle ferait évoluer le capitalisme financier vers un « capitalisme coopératif » qui ne nierait pas l’importance du capital dans l’activité économique, mais reconnaîtrait la diversité de ses formes.

François Galichet est l’auteur de « L’émancipation. Se libérer des dominations » (Chronique Sociale, 2014).

François Galichet (Professeur émérite à l’université de Strasbourg)

Source : Lemonde.fr

La France, leader coopératif en Europe – chiffres 2015

Cooperatives Europe publie son rapport « Le pouvoir de la coopération – chiffres clés 2015 ». La France arrive en tête en termes de sociétariat (plus de 26 millions de membres), de salariés (1,2 million) et de chiffre d’affaires (307 M€).

La France est en tête en termes de sociétariat, avec plus de 26 millions de membres d’entreprises coopératives françaises, devant l’Allemagne (22,2 millions), les Pays-Bas (16,9), le Royaume-Uni (14,9) et l’Italie (12,6). 40% de la population française est membre d’une coopérative.
Avec plus d’1,2 million de salariés dans les entreprises coopératives, la France se positionne également en 1ère place devant l’Italie (1,1 million), l’Allemagne (860 000), la Pologne (300 000) et l’Espagne (290 221).
Enfin, la France est le premier pays en termes de chiffre d’affaires, avec 307 milliards d’euros, devant l’Allemagne (195 M€), l’Italie (150 M€) et les Pays-Bas (81 M€).
La France est troisième en termes de nombre d’entreprises coopératives, derrière l’Italie (39 600) et la Turquie (33 857) et devant l’Espagne (20 050).

10 coopératives françaises font partie du Top 30 des grandes coopératives européennes. 



Répartition par secteurs :
    •    L’industrie et les services sont les secteurs les plus représentés en Europe, en nombre de coopératives (61 964 entreprises coopératives, soit 36%). L’agriculture avec plus de 30% (51 392) et le logement avec plus de 22% (37 570) sont en 2ème et 3ème positions.
    •    La banque est le secteur le plus important en termes de sociétaires, avec plus de 43% du total des membres de coopératives en Europe, soit 60 440 105. La consommation avec près de 27% (37 385 400) et l’assurance avec plus de 12% (16 711 800) sont en 2ème et 3ème positions.
    •    Ce sont les secteurs de l’industrie et des services qui rassemblent le plus de salariés de coopératives, avec plus de 27% (1 313 696), suivis par le commerce avec près de 24% (1 142 658) et la banqueavec près de 19% (867 345).
    •    L’agriculture est le secteur le plus important en termes de chiffre d’affaires, avec plus de 39% (347 M€), suivie par le commerce avec près de 30% (264,38 M€) et la consommation avec près de 12% (102,6 M€).

Chiffres clés des coopératives en Europe – 2015

    •    Près de 180 000 entreprises coopératives
    •    Plus de 140 millions de membres
    •    Plus de 4,5 millions de salariés
    •    Plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires
 
1 personne sur 5 en Europe est membre d’une coopérative. Plus de 17% de la population en Europe est membre d’une coopérative.
Depuis 2009, les entreprises coopératives ont augmenté de 12% en Europe et les membres de 14% (16% dans l’Union européenne).

Télécharger le rapport de Cooperatives Europe (en anglais)

Source : Coop.fr

Politiques régionales : l’ESS en état de vigilance

L’année 2016 est une année cruciale pour les politiques régionales en faveur de l’ESS. Les arbitrages budgétaires des nouveaux exécutifs peuvent encore réserver quelques surprises, mais c’est surtout la préparation des Schémas régionaux de développement économiques et la place qu’y prendra l’ESS qui occupe les esprits.

Année de transition, année grise, période floue… 2016 sera une année entre-deux-eaux, il fallait s’y attendre. Entre la fusion des Régions et le renouvellement des assemblées, l’entrée en vigueur de la loi NOTRe et la mise en œuvre des dispositions de la loi ESS sur le champ des politiques territoriales, les acteurs de l’ESS et notamment les CRESS (qui doivent elles-mêmes préparer leur fusion) doivent composer avec un grand nombre d’inconnues. La principale question est de savoir comment les politiques régionales ESS, qui ont progressivement intégré le développement économique ces dix dernières années, allait résister à l’alternance politique. Le décompte en baisse des élus estampillés ESS dans les exécutifs régionaux a pu générer des inquiétudes. Mais au fil des semaines, la plupart des CRESS ont pu rencontrer leur élu référent lorsqu’il y en a un, ou la vice-présidence au développement économique ou leurs services, lorsqu’il n’y en a pas. « Nous avons rencontré à deux reprises Guillaume Delbar, vice-président délégué à la Rénovation urbaine, au Logement, à l’Innovation numérique et sociale, qui porte également l’économie sociale et solidaire. C’est un élu qui est à l’écoute et prend beaucoup de temps à se déplacer sur le terrain pour rencontrer les acteurs. Nous ne sommes pas face à une région qui se désengage même si nous sommes encore dans l’attente des prochains arbitrages budgétaires. Nous devons prochainement travailler sur l’organisation de la Conférence régionale de l’ESS avec l’Etat et le Conseil régional avec pour ambition qu’elle puisse se tenir au courant du second semestre. », explique Mathieu Debeire, directeur adjoint de la CRESS Nord-Pas-de-Calais Picardie.

Des budgets 2016 sous le signe de la reconduction.

A l’heure où nous publions cet article, l’ensemble des Régions n’ont pas voté leur budget et plusieurs cas de figure se présentent. Le cas le moins fréquent est celui des régions ayant conservé leur périmètre géographique et leur couleur politique. C’est le cas de Centre Val-de-Loire et de la Bretagne où l’on retrouve un budget ESS confirmé dans ses thèmes et orientations malgré, le cas échéant une légère baisse de dotation financière. La nouvelle région Bourgogne Franche-Comté, avec à sa tête Marie-Guite Dufay affiche, elle aussi un soutien à l’ESS au chapitre « développement durable » et affirme « sanctuariser le budget culture, sport et vie associative ». Dans les autres régions, les contours budgétaires quant à l’ESS sont encore imprécis. Mais à l’exception de Rhône-Alpes Auvergne et de l’Ile-de-France, voire de la Région PACA, « on voit plutôt des budgets de reconduction, surtout en matière économique, lorsque des régions ont fusionnée et, qui plus est, lorsqu’il y a eu alternance politique », constate Rodolphe Joigne, directeur de la CRESS Normandie, qui participe aux travaux du Conseil supérieur de l’ESS sur le champ des politiques publiques.

La prudence caractérise le plus souvent les propos de la plupart des représentants de l’ESS sur les territoires. En PACA, par exemple, Denis Heckel, directeur de la CRESS régional estime « qu’il est trop tôt pour se prononcer. La nouvelle majorité reconnait bien l’ESS comme un mode entrepreneurial. De ce fait, elle devrait intégrer les nouvelles orientations de politique économique guidées par le soutien à apporter aux entreprises. Cela génère toutefois beaucoup d’inquiétudes de la part des organisations qui craignent que puissent être remis en question les dispositifs de soutien qui prennent en compte les spécificités de l’ESS, telles que des formes d’accompagnement ou de soutien à la création. »

Le SRDEII en point de mire

Si la prudence est de mise dans les termes, c’est que le véritable enjeu de cette année 2016 est la préparation des Schémas régionaux de développement économique d’innovation et d’internationalisation qui devront être bouclé pour 2017. Les travaux ont le plus souvent déjà commencé, sous la forme de groupes de travail organisé par les Régions. Les représentants de l’ESS y sont le plus souvent invités. Le temps est donc à la pédagogie et à la diplomatie. « Nous faisons valoir des propositions et les enjeux de prise en compte de nos spécificités », résume Denis Heckel en région PACA. L’ESS revêt d’ailleurs une spécificité institutionnelle sur ce plan puisque les conférences régionales de l’ESS, instituées par la loi du 31 juillet 2014, serviront de cadre de discussion du schéma de développement régional de l’ESS qui sera intégré au SRDEII. D’après le recensement du CNCRESS, plusieurs régions dont l’Ile de France, la Réunion ne se sont pas encore positionnée pour organiser cette conférence régionale. Ces conférences étant portées par la Région, mais aussi par l’Etat et les CRESS, il est probable qu’en cas de blocage, les services de l’Etat, voire la délégation interministérielle à l’ESS, conduite par. Odile Kirchner, aient à monter au créneau pour accélérer le processus.

D’autres Régions (ALPC, Normandie, Bourgogne Franche-Comté, Bretagne, Corse, Guyane, PACA…) ont dors déjà programmé ou entamé l’organisation de ces conférences régionales entre le début de l’été et l’automne. En amont de celles-ci, les CRESS prennent les devant et organisent des ateliers et journées territoriales comme en PACA ou en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (où la conférence régionale aura lieu le 1er juillet), « nous – les trois CRESS – travaillons sur la concertation des acteurs pour alimenter la réflexion et les propositions sur les besoins pour la création, le développement et la pérennisation des entreprises de l’ESS en même temps que les réseaux participent aux groupes de travail du Conseil régional sur tous les champs du développement économique », explique Mélanie Thuillier, coordinatrice de la CRESS Aquitaine dont la conférence régionale aura lieu le 1er juillet.

Beaucoup de nouvelles approches des politiques publiques pourraient découler de ce travail en 2016. Plus de transversalité avec les autres politiques économiques (aménagement du territoire, promotion de l’apprentissage…), nouvelle contractualisation avec les EPCI régionaux, nouvelle articulation entre les Région est les Départements, dont ceux qui souhaitent soutenir l’ESS attendent de connaître leurs marges de manœuvre. Selon Rodolphe Joigne, « il est évident que ici ou là s’exprime des inquiétudes. Mais il n’y a pas de quoi être alarmiste. L’ESS a des atouts à faire valoir. »

 

Source : Cides-Chorum

A la rencontre de la Cami Sport et cancer 05

L’émission « Entreprendre autrement » recevait ce jeudi 26 mai Corinne Roussel, chargée de mission et Alain Delebarre, directeur technique et responsable de cours au sein de la Cami Sport et Cancer 05.

La Cami

Créée en 2000 par un cancérologue et un sportif de haut niveau, la CAMI Sport et Cancer est la première fédération qui développe et structure l’activité physique en cancérologie et en hématologie. Elle accompagne les personnes en traitement ou en rémission d’un cancer, dans des programmes d’activité physique et sportive dédiés, en ville ou à l’hôpital. Structure référente de l’accompagnement physique et sportif en cancérologie, elle bénéficie d’une reconnaissance universitaire, médicale et institutionnelle.

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Pour réaliser ses programmes, la CAMI s’appuie sur le Médiété®, une approche thérapeutique unique, dont le but est d’apprendre par le mouvement à utiliser son corps avec efficience pour en tirer le plus grand bénéfice. 

Dans les Hautes-Alpes

L’association Cami dans les Hautes-Alpes se situe 4 rue des Gentianes, dans les quartier des Eyssagnères. Adhérente à l’Udess 05 depuis plus d’un an, elle développe son activité en cohésion avec différents partenaires de l’ESS du territoire et articule son action avec l’Académie de yoga, association avec laquelle elle partage ses locaux.

Retrouvez le podcast de l’émission

Le site de la Cami 05

Le clip de Miossec – on vient à peine de commencer

L’émission « Entreprendre autrement »

Poursuivant sa mission de promotion de l’économie sociale et solidaire, l’Udess 05 propose en partenariat avec la Radio alpine meilleure (Ram), Fréquence Mistral et la RCF un programme d’une demi-heure consacrée à des témoignages d’entrepreneurs et porteurs de projet, des informations locales et nationales, des éclairages thématiques… L’occasion de revenir chaque mois sur ce qui fait l’ESS dans les territoires de montagne.

RCF      Frequence-Mistral           RAM (2)

Venez découvrir les savoirs et saveurs de montagne ce weekend à Gap

Savoirs et Saveurs de Montagne, c’est un marché qui vous propose une alléchante sélection de produits venus des zones de montagne françaises et italiennes : fromages au lait cru, miels et confitures, pain, charcuteries, mais aussi vins et jus de fruits d’anciennes variétés.

Savoirs et Saveurs de Montagne, c’est encore l’occasion d’assister à des démonstrations culinaires, des animations pour le jeune public, une sortie botanique et aussi de participer à des ateliers du goût.
Dans un espace aménagé pour la dégustation, venez découvrir et goûter de magnifiques produits sous la conduite de spécialistes qui vous font partager la passion de leur terroir.

slow food

Slow food?

Slow Food se bat pour préserver la biodiversité alimentaire aux quatre coins du monde. À travers la Fondation Slow Food pour la Biodiversité, nous coordonnons des projets de défense des traditions alimentaires locales, de protection des communautés de la nourriture, de préservation de la biodiversité alimentaire et de promotion des produits artisanaux de qualité, avec une attention croissante vers les pays du Sud :

Sentinelles – Projets avec des groupes de petits producteurs pour soutenir les produits alimentaires en voie de disparition. Il existe plus de 400 Sentinelles…

Arche du Goût –  Catalogue des produits traditionnels en danger : un héritage extraordinaire de fruits, légumes, races animales, fromages, pains, sucreries et charcuteries…

10 000 Jardins potagers en Afrique – Avec ce projet que chacun peut soutenir l’objectif de Slow Food est d’aider à créer 10 000 jardins potagers sur tout le continent, dans les écoles, les villages et les abords des villes…

Plus d’infos sur le site de Slow food

Journées Var Europe 2016

En complément des ateliers sur les différents fonds européens disponibles pour les varois, un focus particulier sera porté en 2016 sur les enjeux liés à l’eau pour les générations futures avec 3 ateliers supplémentaires « l’Europe et l’eau ».

Les journées VAR Europe mobiliseront l’ensemble des partenaires institutionnels, nationaux et européens afin d’apporter une information complète aux représentants publics, associatifs et privés susceptibles de bénéficier des financements européens accessibles pour les varois.

Organisateurs : CD83, Représentation du Parlement Européen à Marseille, Région PACA, Université de Toulon, Agglomération Toulon Provence Méditerranée, Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.

Lieux : Toulon : Palais Neptune et Université, porte d’Italie.

PRE-PROGRAMME :
MARDI 28 JUIN :

Matin : 9h00-12h00 : Plénière (Palais Neptune) : Fonds Européens 2014-2020 – Enjeux et opportunités pour les varois.

Après-midi (Université de Toulon) : 14h30-17h30
Atelier 1 : Le FEDER : Quelles opportunités pour les Varois ?

Atelier 2 : Le FSE : appréhender les thématiques et actions éligibles et présentation des appels à projets.

Atelier 3 : Le FEADER

Atelier 4 : Le FEAMP

Atelier 5 : La Coopération Territoriale Européenne : Programmes accessibles de coopération et focus expérience sur les 1ère AAP et préparation des 2ème AAP.

Atelier 6 : Les fonds Euro-méditerranéens (EUROMED) : Financer des projets autour de la méditerranée.

Atelier 7: Eaux continentales, enjeux, outils financiers et exemples de projet.

MERCREDI 29 JUIN : Matin (Université de Toulon) : 9h00-12h00

Atelier A : Mer et Littoral : Enjeux, objectifs et mise en œuvre des directives européennes.

Atelier B : MARITTIMO matchmaking : par thèmes liés au futur AAP de sept 2016.

Atelier C : Réunion publique AAP FSE (Objectifs spécifique 1 et 2 de l’Axe 3 du PON FSE).

Atelier D : L’Europe et l’Eau : Eau et Coopération Internationale, description du dispositif de la loi Oudin-Santini.

Après-midi : 14h00-18h00 : Visite de terrain : Centre de Production d’Eco-Matériaux (CPEM Var) et station d’épuration (AMPHITRIA). La sortie sur site est gratuite, dans la limite de 100 places disponibles.

Formation « Responsable d’entreprise sociale et solidaire »

  • L’une, à temps plein, pour les demandeurs d’emploi, financée par la Région Paca. Il reste des places pour intégrer rapidement la session de mai 2016.
  • L’autre, à temps partagé (1 semaine par mois), pour les salariés (CPF) et commencera le 13 Septembre 2016. Inscriptions ouvertes.

Cette formation est certifiée par un titre professionnel délivré par le ministère du travail (niveau III), éligible au CPF et reconnue au RNCP.

 

Prix National du Créateur d’une Entreprise Sociale

Ce Prix a pour objectif d’associer le monde de l’université et celui de l’entreprise afin de contribuer à la réussite de jeunes entreprises sociales mais aussi de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs dans les écoles de management.

Le prix est ouvert aux structures répondant aux critères suivants :

  • Création depuis le 1er juillet 2013 et avant le dépôt du dossier de candidature (ouvert aux entreprises ou associations);
  • Être basé en France Métropolitaine pour respecter la volonté de proximité humaine du mécénat de compétences;
  • Développer un projet basé sur une visée socialement responsable ou socialement innovante sur son territoire : lutte contre l’exclusion (chômage, pauvreté, handicap, etc.), création ou maintien d’emplois durables et de qualité, valorisation d’un territoire ou d’un environnement, développement du lien social, …;
  • Reposer sur un projet économique viable, avec prise de risque, production de biens et de services en réponse à une double demande de création de richesses et d’emplois;
  • S’engager à impliquer ses collaborateurs (communication participative, réflexion sur le mode de gouvernance, …);
  • Privilégier le réinvestissement des excédents financiers au service de l’entreprise.

Dotation du prix :

  • une dotation financière récompense les 3 meilleurs dossiers désignés par le jury, afin de soutenir le développement de leur entreprise sociale : 10 000 € pour le premier, 5 000 € pour les deux suivants.
  • les finalistes bénéficieront d’un accompagnement personnalisé par les étudiants de l’IÉSEG School of management.

Candidatures en ligne avant le 2 septembre.