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Baisse des contrats aidés en 2018 : une décision inacceptable

Après la décision prise de baisser le nombre de contrats aidés en 2017 – qui engendre d’ores et déjà de grandes difficultés dans un certain nombre de réseaux – l’union nationale des employeurs de l’ESS (UDES) juge cette annonce inacceptable sur le fond et sur la forme ! 
 
Pour mémoire 460 000 personnes ont été embauchées en contrats aidés en 2016 : comment se satisfaire de 200 000 emplois seulement pour l’année 2018 avec un taux moyen de prise en charge de 50% ? 
 
Diminuer drastiquement les contrats aidés, c’est mettre fin à un dispositif qui fait ses preuves dès lors que les titulaires sont accompagnés et formés.
 
Ces contrats représentent 7% des emplois dans l’économie sociale et solidaire soit 170 000 emplois au bénéfice des jeunes et des personnes éloignées de l’emploi.
 
80 000 jeunes ont déjà été embauchés en emplois d’avenir par les entreprises de l’économie sociale et solidaire : 1 jeune sur 2 a pu trouver le chemin d’un emploi durable grâce à la formation et à l’accompagnement dont il a bénéficié.
Il est nécessaire de maintenir les emplois d’avenir et de faire évoluer le modèle des autres types de contrats aidés afin de les rendre plus efficaces dans la lutte contre le chômage.
 
L’UDES, qui s’oppose à la baisse brutale des contrats aidés, demande l’ouverture d’une concertation. L’Union plaide pour :
  • la mise en place d’un budget pluriannuel qui donne de la visibilité aux employeurs et évite le « stop and go » ;
  • l’assurance d’un haut niveau de prise en charge comprenant une formation diplômante ou certifiante et un accompagnement avec tutorat ;
  • l’ouverture d’une réflexion sur le ciblage, la durée et le niveau de financement de ces contrats.
En attendant de faire valoir ses propositions,  l’Union poursuit sa mobilisation et donne la parole aux employeurs de l’ESS.
 
Lire les témoignages des dirigeants de
 
Source :

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Les enjeux de la mandature pour l’ESS

Hugues Vidor, président de l’UDES, met en lumière les propositions défendues par l’Union nationale des employeurs de l’ESS dans le cadre de la mandature qui débute. Concernant la place donnée à l’ESS dans l’organigramme gouvernemental, il dit son espoir de voir nommer un Haut-Commissaire à l’ESS.

Interview publié dans la Lettre de l’UDES, n° 20 – Juillet 2017

Que pensez-vous de la place donnée à l’économie sociale et solidaire au sein du Gouvernement ?

La promotion et le développement de l’économie sociale et solidaire ont été confiés à la charge du ministre d’État à la Transition écologique et solidaire, M. Nicolas Hulot. Si nous avons longtemps plaidé pour que l’ESS reste rattachée au ministère de l’Économie et des Finances, nous avons pris acte de cette décision et travaillerons d’arrache-pied avec le cabinet de M. Hulot afin que l’économie sociale et solidaire poursuive son développement.

Nous avons été déçus d’apprendre que le secteur ne bénéficierait pas d’un secrétariat d’État dédié. Au regard de l’étendue des compétences du ministère de la Transition écologique et solidaire, cela aurait pourtant été une décision salutaire. Cependant, un.e Haut-Commissaire à l’économie sociale et solidaire devrait être nommé.e à la rentrée. Nous espérons qu’il/elle pourra engager un travail collectif favorable au développement de l’ESS avec l’ensemble des acteurs du secteur et qu’il/elle poursuivra les nombreux travaux engagés ces dernières années notamment au sein du Conseil supérieur de l’ESS.

Quelles sont les principales propositions de l’UDES pour développer l’économie sociale et solidaire ?

Nous demandons à ce que les entreprises de l’économie sociale et solidaire soient inscrites dans les dispositifs de droit commun, à l’instar de la transformation du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi)/CITS (Crédit d’impôt taxe sur les salaires) en baisse générale des charges pour toutes les entreprises. Il s’agirait d’une reconnaissance pleine et entière de la dimension économique des entreprises de l’ESS.

Nous plaidons également pour une consolidation des moyens dédiés aux politiques publiques de la protection sociale, notamment celles assurées par les départements. L’objectif est de pérenniser la mission de cohésion sociale assumée par les entreprises de l’économie sociale et solidaire.

Afin de se développer les TPE/PME de l’économie sociale et solidaire doivent diversifier leurs sources d’investissement dans une logique pluriannuelle. Il faut ainsi favoriser l’investissement de ces entreprises en fonds propres ou quasi fonds propres en développant les outils existants comme le livret d’épargne citoyenne pour le financement d’entreprises innovantes et responsables, le NovESS, le fonds ESS de la Caisse des dépôts et consignations, le financement participatif ou encore les titres associatifs.

UDES congrès national 2017Comment la puissance publique peut-elle œuvrer en faveur de l’économie sociale et solidaire ?

La puissance publique dispose de différents moyens pour accompagner le développement de l’activité des entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire. Elle pourrait notamment développer la commande publique en direction de l’ESS en accordant un poids plus important aux clauses à caractère social et territorial pour l’attribution des marchés, en définissant spécifiquement pour l’ESS une part de 15% en nombre de marchés publics ou encore en sensibilisant les donneurs d’ordre publics à l’économie sociale et solidaire.

Dans les régions, il est important que les politiques territoriales de l’économie sociale et solidaire puissent être confortées. Il s’agirait de systématiser l’introduction d’un volet ESS dans l’ensemble des schémas d’action publique (contrats de ville, contrats de développement territoriaux, schémas d’aménagement, contrats de plan État-Régions …) ou encore de poursuivre les conférences régionales sur l’économie sociale et solidaire.

Quel peut être le rôle de l’économie sociale et solidaire afin de mieux valoriser les spécificités de ses modes d’entreprendre ?

Les entreprises de l’économie sociale et solidaire doivent apprendre à valoriser leur impact social, sociétal et environnemental. Dans ce but, et à partir de travaux déjà menés par des acteurs de l’ESS et des chercheurs, il serait intéressant d’élaborer des « boîtes à outils » référençant les méthodologies de mesure de ces impacts. Il serait également judicieux de poursuivre l’expérimentation autour des Contrats à impact social en tant qu’outil d’évaluation et de financement complémentaire pour les entreprises de l’ESS. Enfin, nous proposons de faire de l’agrément ESUS (Entreprise Sociale d’Utilité Sociale défini dans la loi ESS du 31 juillet 2014) un critère solide de reconnaissance d’utilité sociale d’une entreprise et de l’impact de ses missions d’utilité sociale sur son modèle économique.

 

> Lire à ce sujet : Joël Giraud demande au gouvernement de s’engager sur l’ESS

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Les élections syndicales dans les TPE approchent

Comme tous les quatre ans désormais, les salariés des entreprises de moins de 11 salariés sont appelés à voter en faveur des organisations syndicales pour établir leur audience électorale.

 

Ces élections se tiendront entre le 28 novembre et le 12 décembre 2016.
Les résultats devraient être rendus publics, le 22 décembre prochain.

 

Lors du précédent scrutin de 2012, 10,24 % des 4,5 millions de salariés concernés y avaient participé (soit environ 460 000 suffrages).

En France, 19 % des salariés du secteur privé travaillent dans des entreprises de moins de 11 salariés. L’économie sociale et solidaire compte quant à elle plus de 75 % de structures employant moins de 10 salariés.

Logo de l'UdesSoucieuse de la qualité du dialogue social à tous les niveaux de négociation, l’UDES considère essentiel de faciliter les conditions de mise en œuvre du scrutin dans les TPE.

L’UDES a rédigé une note d’information relative à ce scrutin et destinée aux dirigeants des entreprises de l’ESS dont les salariés sont concernés.

 

Cette note renseigne sur les enjeux du scrutin, sur qui peut voter, sur les obligations de l’employeur et fournit les textes de référence.

Télécharger la note de l’UDES sur les élections dans les TPE.

 

L’UDES entre au Conseil Supérieur de la Prud’homie

L’UDES renforce la représentativité de l’économie sociale et solidaire dans les instances du dialogue social national.
Après avoir rejoint le Haut Conseil du dialogue social, l’Union entre au Conseil Supérieur de la Prud’homie.

Par décret du 14 septembre 2016, l’UDES entre au collège employeur du conseil supérieur de la prud’homie. Cette décision, annoncée en octobre 2015 par Myriam El Khomri lors de la convention nationale de l’UDES, confirme la légitimité des employeurs de l’économie sociale et solidaire dans la gestion des litiges nés de la relation de travail.

UDESCette entrée confirme la place des employeurs du secteur dans la fonction prud’homale débutée en 2002 et poursuivie en 2008 avec des résultats significatifs dans le cadre des scrutins prud’homaux (plus de 11% des voix en 2002 et plus de 19% des voix en 2008).

Avec plus de 470 conseillers prud’hommes, les employeurs de l’économie sociale et solidaire sont aujourd’hui fortement impliqués notamment au sein de la section activités diverses des conseils.

Par ailleurs, l’UDES a porté ces dernières années des propositions fortes sur les évolutions légales et réglementaires qui ont impactées la justice prud’homale (rapports Marshall et Lacabarats, loi Macron).

Dans le cadre de ce nouveau mandat qui sera porté par Emmanuel Boutterin, administrateur de l’UDES et Président du Syndicat national des radios libres (SNRL), l’UDES entend prendre toute sa part dans le processus de désignation des conseillers prud’hommes en 2017 et plus largement dans toutes les dispositions de nature à faire évoluer le fonctionnement de l’institution prud’homale.

« Les conseillers prud’hommes de l’économie sociale et solidaire ont prouvé ces dernières années leur capacité à juger en droit, à présider des sections, parfois même des conseils. Ils sont reconnus par leurs homologues patronaux pour la qualité de leur formation et de leur approche des dossiers. L’UDES entend prendre toute sa place dans cette instance pour contribuer à enrichir la réflexion de ses membres dans le respect des spécificités des employeurs qu’elle représente. Je salue ici la contribution déterminante de mon prédécesseur Alain Cordesse et de son équipe à ce résultat » souligne Hugues Vidor, Président de l’UDES.

Ce mandat s’inscrit dans une dynamique plus large soutenue par la ministre du Travail visant à favoriser la présence de l’UDES dans toutes les instances du dialogue social national : en effet, outre son entrée au conseil de la prud’homie, l’UDES est désormais représentée au Haut conseil du dialogue social par Dorothée BEDOK directrice des relations sociales du SYNEAS.

Par ailleurs, l’entrée de l’Union au Comité d’orientation des conditions de travail est imminente.

Communiqué UDES

UDES – L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (UDES) regroupe 25 groupements et syndicats d’employeurs (associations, mutuelles, coopératives) et 14 branches professionnelles. Avec plus de 70 000 entreprises, employant plus d’1 million de salariés, l’UDES est l’organisation multiprofessionnelle de l’économie sociale et solidaire.

Commentaire de l’Udess 05

En 2002 puis en 2008, les employeurs de l’ESS des Hautes-Alpes ont présenté une liste aux élections du Conseil de Prud’hommes de Gap, section activités diverses. Face à la liste d’union des autres organisations patronales (Medef, CGPME, UPA, FNSEA), la liste Employeurs ESS a recueilli 51,5 % des voix en 2002 et 54,15 % en 2008.

Conseil de Prud’hommes de Gap : des juges issus de l’ESS du territoire

Les syndicats d’employeurs de l’ESS

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PROJET DE LOI TRAVAIL – L’UPA, L’UNAPL ET L’UDES APPELLENT LES DÉPUTÉS À CORRIGER UN TEXTE INADAPTÉ AUX TPE/PME

Alors que l’examen du projet de loi Travail débute en séance publique à l’Assemblé nationale, l’UPA, l’UNAPL et l’UDES rappellent que les TPE-PME ont des besoins spécifiques très différents de ceux des grandes et très grandes entreprises et appellent les députés à agir.
Le projet de loi Travail est essentiellement tourné vers les grandes et très grandes entreprises : la place prépondérante accordée à la négociation d’entreprise, les dispositions sur le temps de travail sont autant de dispositifs inadaptés aux TPE-PME, qui sont attentatoires aux intérêts de la grande majorité des entreprises françaises.
 
Ces entreprises espéraient des mesures concrètes de simplification et de facilitation du Droit du travail, non pour pénaliser ou contraindre les salariés, mais bien pour faciliter la création d’emplois. Au lieu de cela, le Gouvernement crée de nouveaux obstacles inacceptables comme la taxation des CDD.
 
De ce point de vue c’est donc une occasion manquée. Mais ce texte est aussi une source d’indignation pour nos trois organisations parce qu’il vise à modifier de façon substantielle les règles du dialogue social en revenant sur les critères de représentativité patronale établis dans le consensus en 2014 et récemment validés par le Conseil constitutionnel. La modification envisagée conduirait à marginaliser les TPE et PME pourtant beaucoup plus nombreuses, au profit des organisations représentatives des seules grandes entreprises.
 
Au total, la portée du projet de loi Travail serait extrêmement négative s’il n’était pas corrigé par les parlementaires. 
 
Déjà, la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a pris conscience de la gravité des conséquences de la mise à l’écart des TPE-PME du dialogue social en supprimant l’article 19 relatif à la représentativité patronale. L’UPA, l’UNAPL et l’UDES appellent les députés, au moment où le débat s’ouvre, à faire preuve de la même sagesse.
 
Les TPE-PME ne méritent pas d’être écartées du dialogue social alors qu’elles sont des acteurs essentiels de la vie économique des territoires, des communes et de tous les quartiers. Elles représentent 98 % des entreprises du pays et sont le socle de l’emploi de proximité, non délocalisable. Leur rôle est essentiel dans la formation des jeunes, avec l’apprentissage et les stages professionnels, mais aussi l’insertion professionnelle. Les TPE-PME ont un fort potentiel de croissance et de développement qu’il faut soutenir.
 
Le mouvement « Les TPE-PME refusent d’être bâillonnées » lancé le 18 avril dernier dans 62 titres de la presse quotidienne régionale par l’UPA, l’UNAPL et l’UDES a permis de constater la très forte mobilisation des artisans, commerçants, professionnels libéraux et des acteurs de l’économie sociale et solidaire, preuve du profond malaise qui traversent ces entreprises face au projet de loi El Khomri. 
 
Les trois organisations appellent les parlementaires à corriger ce texte écrit pour seulement 2 % des entreprises du pays afin qu’il soit adapté à l’immense majorité des entreprises : les TPE/PME.
 
Source : UDES

Projet de réforme du travail : les regrets de l’UDES

Si l’UDES salue la volonté de réforme du gouvernement, elle estime que les ajustements présentés par le Premier ministre le 14 mars ne répondent qu’en partie aux préoccupations des employeurs de l’économie sociale et solidaire.
 
L’UDES reconnait la nécessité de dynamiser le dialogue social dans l’entreprise.
 
Malgré le discours du Premier ministre favorable à une branche forte, la relégation de la branche professionnelle au second plan, telle qu’opérée par l’avant-projet de loi, fragilisera de nombreuses TPE/PME.
 
Faire systématiquement primer l’accord d’entreprise ne peut pas être opérant dans des secteurs d’activité composés de TPE qui ne sont pas toujours en capacité de négocier. Ce n’est pas non plus adapté à la réalité des secteurs dans lesquels l’action régulatrice de la branche est indispensable (temps de travail, majoration des heures supplémentaires …).
 
Enfin, la mise en place de l’accord majoritaire dans l’entreprise constitue un risque de paralysie du dialogue social.
 
L’UDES regrette que le gouvernement revienne sur trois mesures emblématiques :
  • Remplacement du plafonnement des indemnités prud’homales par une barémisation indicative,
  • Suppression de la possibilité pour l’employeur de mettre en place un forfait-jour par décision unilatérale,
  • Transposition d’accords types de branche pour les TPE/PME par décision unilatérale de l’employeur.
Ces mesures étaient de nature à simplifier la gestion RH et à sécuriser les employeurs par des dispositions de bon sens et prédictives.
 
L’UDES regrette également la fin de la concertation sur l’évolution des critères de mesure de la représentativité patronale ainsi que l’absence de proposition visant à renforcer le statut d’organisation multiprofessionnelle dans le dialogue social.
 
L’Union salue néanmoins le renforcement du compte personnel d’activité par la mise en place d’une mesure forte : le compte engagement citoyen doté de 30 millions d’euros.
Il valorisera l’engagement bénévole et ouvrira davantage de droits à se former pour les jeunes en mission de service civique, les réservistes et les maîtres d’apprentissage.
 
L’UDES souligne enfin l’importance de l’ensemble des mesures prévues pour les jeunes (élargissement de la garantie jeune, clause impact jeunes).
 
Source : UDES
 
 
Le 10 mars, dans le cadre de la préparation du projet de loi sur la réforme du droit du travail, l’UDES avait rencontré et exprimé ses propositions au Premier ministre, Manuel Valls.
 
Soutenant l’esprit général du projet de loi, l’UDES s’est déclarée favorable à toutes mesures permettant de
  • promouvoir le dialogue social et ses acteurs
  • dynamiser la négociation collective à tous les niveaux
  • procéder à la simplification du code du travail pour donner plus de sécurité aux employeurs tout en protégeant les salariés.

Lire le communiqué complet sur les propositions de l’UDES.

 

L’UDES et les TPE-PME attachées à une représentativité patronale plurielle

L’UDES, l’UPA, l’UNAPL et la FNSEA contestent ensemble une disposition de la loi El Khomri qui modifie les critères de représentativité patronale en faveur du Medef et de la CGPME.

Communiqué de l’UDES (union nationale des employeurs de l’ESS)

En janvier 2014, le Medef, la CGPME, l’UPA, la FNSEA, l’UDES et l’UNAPL, signaient un protocole d’accord commun relatif à l’organisation de la représentativité patronale, dont l’essentiel était ensuite transcrit dans la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale.

Ainsi, la mesure de la représentativité patronale est assise sur le nombre d’entreprises adhérentes.

Deux ans plus tard, et sans aucune concertation préalable avec l’ensemble des organisations patronales, le projet de loi porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, comporte dans son article 20, une modification majeure de la mesure de l’audience. Celle-ci ne serait désormais assise qu’à hauteur de 20% sur le nombre d’entreprises adhérentes et à 80 % sur le nombre de leurs salariés. 

Cette modification correspond à l’accord conclu entre seulement deux organisations, la CGPME et le Medef, afin que ces dernières conservent leur poids actuel dans le dialogue social.

Le Conseil Constitutionnel a pourtant rejeté, le 3 février dernier, le recours déposé par le Medef qui demandait l’annulation d’un décret sur la représentativité patronale visant à établir le poids des organisations en fonction du seul nombre de leurs entreprises adhérentes..

Ce nouveau mode de mesure de la représentativité marginaliserait les TPE-PME dans le dialogue social, soit plus de 4 millions d’entreprises de proximité.

L’UPA, l’UNAPL, la FNSEA et l’UDES ne sauraient accepter de voir la représentativité patronale privée de toute pluralité, alors que celle-ci est la règle pour la représentation des salariés.

En outre, ces quatre organisations représentatives des TPE-PME considèrent que ces modifications de critères de représentativité, si elles ne font pas l’objet d’une concertation plus approfondie avec l’ensemble des organisations concernées au niveau interprofessionnel et multiprofessionnel, porteraient atteintes à la démocratie sociale.

L’UPA, l’UNAPL, la FNSEA et l’UDES demandent solennellement au Gouvernement de revenir à un meilleur équilibre entre toutes les entreprises.

Télécharger le courrier commun adressé par les quatre organisations, le 25 février 2016, à la ministre du Travail.

Source : UDES (union nationale des employeurs de l’ESS)

Plan d’urgence pour l’emploi : l’UDES soutient globalement les annonces

Pour l’Union des employeurs de l’ESS, les propositions présentées le 18 janvier par le Président de la République vont dans le bon sens même si certaines posent la question des moyens alloués pour leur mise en œuvre.

 

L’Union nationale des employeurs de l’ESS (l’UDES) salue particulièrement l’annonce faite par le Président de la transformation du CICE en baisse générale des cotisations sociales dès 2017. Il s’agit d’une proposition formulée et défendue par l’UDES depuis longtemps. Cette mesure bénéficiera ainsi à l’ensemble des activités de l’économie française, dont le secteur associatif, ce qui n’était pas le cas du CICE.

 

L’Union accueille également favorablement les annonces suivantes :

  • La prime d’embauche immédiate de 2.000 euros pendant 2 ans pour les PME jusqu’à 1,3 SMIC.
    Cette proposition va dans le bon sens mais l’Union aurait souhaité aller plus loin dans l’aide aux entreprises permettant un allègement total du coût du travail. Pour autant, elle devrait permettre d’accélérer le retour à l’emploi.
  • Le plafonnement des indemnités prud’homales en fonction de l’ancienneté.
    Cette disposition est défendue par l’UDES depuis la mise en place du plan PME/TPE.  Elle est de nature à sécuriser les employeurs dans leurs projets d’emploi.

  • La formation de 500 000 chômeurs d’ici la fin de l’année.
    L’UDES salue l’effort exceptionnel consenti et souligne la volonté d’un ciblage sur des métiers peu ou pas pourvus et sur les services aux personnes dont ceux de l’économie sociale et solidaire.

 

Le Président de la République a indiqué qu’un séminaire sur les modalités de mise en œuvre du plan d’urgence pour l’emploi se tiendra début février afin de recenser les besoins par bassins d’emploi. L’UDES demande à être partie prenante de ce temps d’échange sur la méthode afin de pouvoir flécher au mieux les besoins des employeurs de l’économie sociale et solidaire avec les ambitions affichées par le Président de la République.

 

« L’UDES est prête à prendre sa part dans le développement du volet emploi de ce plan d’urgence. Le président a annoncé que ce plan coûteux de 2 milliards d’euros serait entièrement financé par des économies nouvelles dont on aurait bien aimé connaitre le ciblage. C’est aussi une question de responsabilité et de maîtrise de nos dépenses publiques »
souligne Hugues Vidor, président de l’UDES.

UDES

Source : UDES

En savoir plus sur la nouvelle aide à l’embauche pour les petites et moyennes entreprises (PME)

Plan d’urgence pour l’emploi : l’UDES défend 20 propositions

Reçu ce jour par la ministre du travail Myriam El Khomri, le président de l’UDES Hugues Vidor a formulé 20 propositions efficientes destinées à permettre aux entreprises de développer rapidement leurs activités et de créer de nouveaux emplois.
 
Les 20 propositions de l’union nationale des employeurs de l’ESS (UDES) visent notamment à : 
  • Accompagner le retour de la croissance en emplois et mettre en place des mesures exceptionnelles et immédiates en faveur des entreprises de moins de 50 salariés, de l’alternance et de l’entrepreneuriat participatif ou social. 

  • Diminuer durablement le coût du travail en transformant le CICE en un dispositif de baisse des charges bénéficiant à toutes les entreprises, quels que soient leurs statuts fiscaux, y compris les entreprises associatives. 

  • Sécuriser les relations de travail en matière de licenciement et mettre en place un contrat de projet à durée indéterminée. 
  • Mobiliser des moyens pour sortir les demandeurs d’emploi de longue durée de la spirale du chômage. 
  • Réaliser une véritable réforme fiscale permettant d’aller vers une baisse de la pression et un meilleur équilibre entre travail, capital et consommation. 
A l’issue de l’entretien, Hugues Vidor a déclaré que « la ministre s’était montrée attentive aux propositions portées par l’UDES et notamment sur les questions relatives à une aide forfaitaire exceptionnelle pour les employeurs et à la sécurisation juridique des relations de travail. Elle a également souligné que l’entrée de l’UDES dans différentes instances du dialogue social était en cours d’examen avancé et que cette question devrait trouver une issue favorable dans le courant du premier semestre 2016 ».
 
Source : UDES
 

Plan d’urgence pour l’emploi : l’UDES appelle à des mesures audacieuses

Alors que le Premier ministre Manuel Valls rencontre le 11 janvier les partenaires sociaux interprofessionnels dans le cadre du plan d’urgence pour l’emploi, le syndicat d’employeurs de l’ESS contribue au débat et formule 20 propositions concrètes pour lutter contre le chômage de masse.

Les représentants de l’UDES présenteront ces propositions le 13 janvier prochain à la ministre du Travail, Myriam El Khomri, lors d’une rencontre rue de Grenelle.  

 
L’union nationale des employeurs de l’ESS (UDES) formule 20 propositions articulées autour de 5 axes :
 
1. Accompagner le retour de la croissance en emplois. Dès 2016, et pour deux ans, l’UDES demande ainsi de :  
  • Mettre en place, pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés, un dispositif d’aide et d’accompagnement exceptionnel sur toute nouvelle embauche.
  • Exonérer de charges toute nouvelle embauche d’alternant (apprentissage et contrat de professionnalisation).
  • Mettre en place une aide de l’État visant à couvrir la rémunération pour toute nouvelle embauche d’alternant issu d’un quartier politique de la ville.
2. Baisser durablement le coût du travail en transformant notamment le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) en dispositif de baisse des charges applicable dès 2017 à toutes les entreprises, quels que soient leurs statuts fiscaux (associations…).
 
3. Sécuriser les relations de travail en prévoyant notamment un plafonnement des indemnités prud’homales lié à l’ancienneté du salarié et en précisant les motifs de rupture pour cause réelle et sérieuse liés à la situation de l’entreprise ou la réalisation d’un projet. 
 
4. Mobiliser des moyens pour sortir les demandeurs d’emploi de longue durée de la spirale du chômage. L’UDES souhaite s’appuyer sur l’expérimentation territoriale visant à faire disparaître le chômage de longue durée pour identifier les leviers favorisant l’employabilité de ce public et essaimer, si c’est concluant, dans un délai de deux ans.
 
5. Rénover la fiscalité et optimiser les dépenses publiques. L’UDES appelle à travailler à une meilleure allocation et gestion de la dépense publique et notamment celle de l’État et des collectivités locales tout en sanctuarisant les dépenses liées aux politiques sociales.
 
« Le chômage baisse dans plusieurs pays européens alors qu’en France, les chiffres restent alarmants. Il est urgent de mettre en œuvre des actions efficientes afin de définir des conditions économiques saines permettant aux entreprises, dès cette année, de développer leurs activités afin de créer de nouveaux emplois. »  
souligne Hugues Vidor, Président de l’UDES.
 
Source : UDES