Forte mobilisation des élus et des associations pour le centre de ressources

Dans son édition du 26 septembre, le Dauphiné Libéré rend compte de cette mobilisation qui a eu pour effets d’empêcher l’enlèvement du matériel et de provoquer le dépôt d’une plainte par la régie culturelle régionale.

 

Sur le site du Centre de Ressources des Hauts Pays Alpins la pétition a récolté très rapidement de nombreux soutiens. Elle vise aujourd’hui à rassembler 1000 signatures.

 

 

 

 

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Le centre de ressources en danger

La Région l’a annoncé par communiqué vendredi soir 22 septembre. Elle ne compte pas renouveler son partenariat avec le centre de ressources des hauts pays alpins basé à Veynes.

 

Dans son communiqué, la Région annonce que “la Régie culturelle régionale récupère son matériel tout en maintenant le service public sur les Hauts-Pays alpins via son parc de matériel de Bouc-Bel-Air […].

Elle ouvrira dans les prochains mois une véritable antenne de son parc de matériel de spectacle dans le département des Alpes-de-Haute-Provence sur le modèle juridique de Saint-Laurent-du-Var. Celle-ci comprendra un espace de stockage pour les compagnies, un lieu de répétition et un parc doté de matériels encore plus performant correspondant ainsi à une réelle demande.”

Pour manifester leur mécontentement, les administrateurs du centre de ressources de Veynes ont décidé hier de lancer une pétition sur le site de l’association www.centre-de-ressources.fr

Source : Dauphiné Libéré du 23 septembre 2017

 

Sur son site, le Centre de ressources déclare l’alerte rouge, explique la situation et appelle à signer une pétition de soutien.

 » Il y a quelques mois, nous vous alertions sur les risques d’une fermeture de notre association. En février des solutions avaient était trouvées en concertation avec le Département, la Mairie de Veynes et les services de la Région. Bien que toujours vigilants, nous étions confiants dans la volonté régionale de ne pas abandonner les associations et collectivités de notre territoire, pour qui nous travaillons.

Aujourd’hui et de façon non concertée, la région veut reprendre une partie du parc de matériel du Centre de Ressources, celui mis en dépôt à Veynes en 2012 par la Régie culturelle Régionale.Vous vous en souvenez peut-être, en 2014, nous avons investi dans du matériel en propre pour compléter ce premier matériel et être en mesure de vous proposer un parc entier.

Ce matériel repris, le reste de notre parc amputé de sa moitié deviendra quasi inutilisable pour vous. Nous avons conscience que notre mission sera momentanément difficile à tenir. L’existence même du Centre de Ressources est remise en question avec toutes les implications humaines et territoriales que cela peut comprendre : licenciements économiques, fin des actions de médiation numérique, arrêt des projets pourtant en plein développement, fermeture d’un organisme de formation sur les Hautes-Alpes…

Par la concertation avec les élus de nos collectivités nous espérons pouvoir continuer à travailler et vous offrir nos meilleurs services. Votre soutien nous est précieux et nous vous remercions pour la signature de cette pétition. »

Source : Centre de Ressources des Hauts Pays Alpins

12e forum de l’ESS 05 vendredi 10 novembre 2017

L’économie collaborative… et solidaire ?
D’un mouvement mondialisé à des initiatives de proximité

vendredi 10 novembre à Gap

 

Covoiturage, location de logements entre particuliers, échanges, espaces de travail partagés, ouverture de recycleries et de Fab Labs… l’économie du partage ne cesse de se développer en France depuis une dizaine d’années.

« L’économie collaborative est une activité humaine de pair à pair, qui vise à produire de la valeur en commun et qui repose sur de nouvelles formes d’organisation du travail et d’échanges. » Wikipédia

Cette économie n’était-elle pas déjà présente avec le troc, un troc remis au goût du jour par les potentialités d’internet ? Fondée sur les échanges de biens, de services ou de connaissances entre particuliers, son succès grandissant révolutionne notre comportement de citoyen et de consommateur.

Devant le développement de plateformes internationales, la profusion des initiatives nationales ou locales, des questions se posent :

L’économie collaborative est-elle solidaire ?
Faut-il parler plutôt de société collaborative ? d’économie coopérative ?
Est-elle une chance ou un risque pour notre société, notre environnement ?
Peut-elle être au service des territoires ?

 

L’Udess 05 s’est rapproché d’un des fidèles partenaires du forum, la MAIF, en raison de son engagement pour une société collaborative.

La mutuelle d’assurances est associée à l’organisation du 12e forum de l’ESS des Hautes-Alpes.

 

Le 12e forum bénéficie du soutien de ses partenaires :

Programme

14h30  Accueil Café

15h00  Tables de découverte ( BarCamp )
Des responsables d’entreprises présentent en 15 mn leurs initiatives et projets collaboratifs devant les participants qui circulent de table en table

  • Espace de coworking et réseau d’échanges de services entre entrepreneurs. Par La Locomotive
  • Donner une seconde vie aux objets par la réparation, la revente, le recyclage. Par la Ressourcerie La Miraille.
  • OpenStreetMap, une carte en ligne mondiale qui profite au local. Par le Centre de Ressources des Hauts Pays Alpins.
  • Du simple café à l’espace de convivialité et de partage. Par le Chapoul Café.
  • Fabriquez vos objets localement, grâce aux plans 2D/3D d’une communauté mondiale. Par le Fab’Alpes.
  • Une monnaie locale et complémentaire pour accélérer les échanges au niveau d’un territoire. Par La roue.

 

 

16h30  Conférence dArnaud Lacan, professeur de management à Kedge Business School de Marseille et Bordeaux

 

 

 

17h15   Table ronde animée par Patricia Lecompte, journaliste économique à RFI,
avec
Arnaud Lacan,  conférencier
Julie Braka, connector à Ouishare / projet Sharitories : portez un regard neuf sur votre territoire !
Sophie Rommens (espace de coworking La Locomotive / projet d’échanges de services entre entrepreneurs)
Fabienne Morel (Centre de Ressources de Veynes / projet de cartographie à destination des territoires et collectivités locales)

 

18h00  Pot convivial

 

Lieu : CMCL à Gap, le centre municipal culture et loisirs est situé en haut du boulevard Pierre et Marie Curie.

Téléchargerl’affiche (pdf 167 KB)     le flyer (pdf 66 KB)    le communiqué de presse (pdf 311 KB)
l’article du Dauphiné Libéré paru le 6 novembre (pdf 142 KB)

 

Inscriptions : comme pour les précédents forums, l’entrée est libre et gratuite mais l’inscription est obligatoire !

 

Cliquer ici pour accéder à la page Comptes rendus, photos, vidéo, presse.

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Grenoble Alpes Métropole mise sur l’ESS pour son développement et son attractivité

« La Métro » a conçu un plan de développement de l’ESS axé sur la création et la consolidation d’activités et d’emplois,  l’offre de services et de produits, les collaborations entre les structures et le rapprochement avec d’autres acteurs de l’économie.

 

Les départements de l’Isère et des Hautes-Alpes ont décidé de célébrer ensemble en 2017 le personnage militaire et politique qui a marqué l’histoire du Dauphiné : François de Bonne, duc de Lesdiguières, né à St-Bonnet-en-Champsaur en 1543 et décédé en 1626 à Valence.

 

Outre l’histoire commune illustrée par Lesdiguières, l’Isère et les Hautes-Alpes partagent aujourd’hui quelques caractéristiques comme l’environnement naturel, l’agriculture de montagne, le tourisme d’hiver et d’été… et une économie sociale et solidaire importante, dynamique, créatrice d’emplois et de réponses aux besoins des personnes et des territoires.

 

 Grenoble Alpes Métropole qui ne manque pas d’atouts en matière économique :

           2ème pôle de recherche français,
           1ère ville française la plus attractive pour les étudiants,
           5ème ville la plus innovante au monde…

a décidé de positionner l’économie sociale et solidaire comme un axe fort du développement économique local et de son attractivité.

 

 

La métropole grenobloise a en effet conçu un plan de développement métropolitain de l’ESS pour la période 2016-2020. Il est basé sur trois grandes orientations :

⇒ Renforcer la création et la consolidation d’activités et d’emplois dans l’ESS
⇒ Promouvoir l’offre de services et de produits des entreprises de l’ESS
⇒ Favoriser les collaborations entre les structures et le rapprochement avec d’autres acteurs de l’économie.

En outre, La Métro veut apporter un accompagnement fort aux entreprises de l’ESS. Elle leur propose :

  • Un soutien financier pour développer leur activité,
  • Un accompagnement personnel pour la recherche de locaux, de partenariats, de mise en réseau et de mutualisation de ressources (emplois, locaux, offre de produit…).

Les statistiques nationales de l’Insee montrent que l’ESS est particulièrement implantée dans les espaces ruraux. L’exemple des Hautes-Alpes est parlant : les entreprises de l’ESS fournissent 19 % des emplois privés alors que la moyenne nationale se situe à 14 % ; elles sont nombreuses, présentes dans toutes les vallées et certaines sont parmi les plus importantes des entreprises privées du département.

L’exemple de la riche et dynamique capitale du Dauphiné corrige l’image d’une ESS qui serait vouée aux territoires non urbanisés et économiquement peu développés. Pour les élus de Grenoble Alpes Métropole, l’avenir de leur territoire aux multiples atouts passe notamment par le soutien à l’ESS pour maintenir et renforcer son attractivité.

Le plan de développement métropolitain de l’ESS est composé de 30 objectifs, tous pertinents.

> Télécharger le plan de développement 2016-2020 de l’ESS de La Métro (pdf, 4 pages)

A lire ces 30 objectifs, on se prend à rêver qu’un Lesdiguières du XXIe siècle vienne les imposer (pacifiquement, s’entend !) à toutes les intercommunalités du Dauphiné ! Il peut compter sur l’Udess 05 pour le guider à la rencontre des territoires haut-alpins et des 850 entreprises de l’ESS.

 

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Bien plus que des bistrots

Les cafés associatifs se développent en zone rurale comme dans les villes. Le Dauphiné Libéré vient de mettre un joli coup de projecteur sur ces lieux de rencontre, d’échange… gérés démocratiquement par leurs adhérents.

 

Complet, le reportage n’élude pas la question du modèle économique, ni le regard inquiet que peuvent porter les bars commerciaux.

 

 

 

 

 

Gap, vendredi 20 octobre, destinacion America del Sur

Organisé chaque année, le Festival ALIMENTERRE est un évènement international qui amène les citoyens à comprendre les causes de la faim et à se mobiliser pour l’accès de tous à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde.

 

Autour d’une sélection de films, le Festival invite les citoyens à participer à des débats lors de projections et à rencontrer des acteurs divers venus d’ici et d’ailleurs qui œuvrent pour une agriculture et une alimentation durable. 

A Gap, E’changeons le monde et Biocoop Le Grenier organisent une soirée le vendredi 20 octobre 2017 à la salle des fêtes du lycée Dominique Villars

Entrée gratuite pour une soirée festive dédiée à l’Amérique latine

19h Projection du film « Hold up sur la banane« , suivie d’un débat

21h Concert du groupe brésilien Os Cachaceiros

 

Pour en savoir plus, visiter les sites :

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La mixité dans tous ses états

Mardi 3 octobre à 17h30 à la CCI 05 une rencontre pour penser et construire ensemble la mixité.

 

Qu’est ce qui n’a jamais été dit sur la mixité ? Elle ne signifie pas égalité et encore moins parité ou égalitarisme.

Penser et construire la mixité, c’est permettre à chacune et chacun d’accéder aux mêmes choix, d’avoir les mêmes possibilités, de bénéficier des mêmes opportunités dans quelque activité que ce soit, au niveau de l’éducation, de la vie scolaire, du choix d’un métier, de la vie professionnelle, des activités culturelles et sportives mais également de l’espace public.

Organisées par la Préfecture de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, les rencontres de « la mixité dans tous ses états » proposent de se questionner ensemble en réunissant les acteurs et les actrices des différents champs de la société autour de 6 séminaires thématiques afin d’agir localement.

La première rencontre aura lieu le mardi 3 octobre 2017 à 17h30 à la CCI des Hautes-Alpes
et sera suivie du pot de la mixité !


Télécharger la lettre de présentation et d’invitation du Préfet des Hautes-Alpes

Contact : Gaëlle VALLET, déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes des Hautes-Alpes
04 92 22 22 42    06 08 96 67 48   gaelle.vallet@hautes-alpes.gouv.fr
DDCSPP   5, rue des silos   CS 16002  05010 GAP CEDEX

 

Les employeurs de l’ESS, représentés par leur union nationale (UDES), ont signé en novembre 2015 avec les organisations syndicales un accord ambitieux pour agir en faveur de l’égalité professionnelle femmes/hommes dans l’ESS. 

Cet accord concerne 14 branches professionnelles.

Lire l’article paru en avril 2016 et télécharger le texte de l’accord :
L’UDES signe un accord pour agir en faveur de l’égalité professionnelle femmes/hommes dans l’ESS

 

A lire également sur le site : Un guide contre les discriminations

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Christophe Itier nommé haut-commissaire à l’ESS et à l’innovation sociale

La création d’un haut-commissaire était attendue par les acteurs de l’ESS déçus que leur secteur ne bénéficiait pas d’un ministère ou d’un secrétariat d’État dans le gouvernement. Christophe Itier est l’ancien président du Mouves.

 

La composition du gouvernement est donc complétée par le Décret n° 2017-1317 du 4 septembre 2017 qui institue un haut-commissaire à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale placé auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

Cette création comble un vide qui inquiétait les acteurs de l’ESS. Lire à ce sujet  Les enjeux de la mandature pour l’ESS

L’UDES, qui plaidait pour la création d’un secrétariat d’État dédié, salue néanmoins cette décision qui a le mérite d’identifier clairement un interlocuteur pour les acteurs de l’ESS au sein de l’organigramme gouvernemental.

Elle répond au moins en partie à la question écrite du député des Hautes-Alpes Joël Giraud. Lire notre article Joël Giraud demande au gouvernement de s’engager sur l’ESS

 

Christophe Itier, un politique issu des rangs de l’ESS

Ancien président du Mouves (mouvement des entrepreneurs sociaux) et depuis 7 ans directeur général de l’association La Sauvegarde du Nord, Christophe Itier, 48 ans, a coordonné les travaux d’élaboration du volet ESS du programme présidentiel et en a été le porte-parole durant la campagne.

Christophe Itier sera chargé d’impulser et de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de développement de l’ESS dont les 165 000 entreprises (associations, fondations, sociétés commerciales, mutuelles, coopératives), les 2,4 millions de salariés et les bénévoles des associations se mobilisent chaque jour pour apporter des solutions concrètes aux défis sociaux, sociétaux, environnementaux et sanitaires de notre pays.

En partenariat avec l’ensemble des acteurs du secteur et les collectivités territoriales, il s’agira également de soutenir l’innovation sociale, afin de favoriser l’incubation et l’essaimage de projets innovants et performants pour répondre plus efficacement aux enjeux de notre société : l’autonomie, l’insertion sociale et professionnelle, le décrochage scolaire, la transition écologique ou encore la transition numérique.

 

Auprès de Nicolas Hulot pour favoriser la mobilisation des administrations publiques

Rattaché au ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, le Haut-commissaire aura une compétence interministérielle et aura pour mission, en relation avec la déléguée à l’économie sociale et solidaire, Odile Kirchner, de favoriser la mobilisation des administrations publiques.

D’ici la fin de l’année, le Haut-commissaire est chargé d’élaborer, dans la concertation avec les acteurs, une feuille de route de l’ESS et un nouveau schéma d’organisation national et territorial afin de renforcer la capacité d’action et la fonction de coordination de l’administration en charge de l’ESS.

 

Pour en savoir plus

Sur le site de France Info : Le référent Nord de « la République en marche » entre au gouvernement d’Édouard Philippe.

Penser global, agir local

La 19e édition de la Foire Bio Génépi a lieu samedi 9 et dimanche 10 septembre à Embrun.

Attribuée au biologiste et écologue français René Dubos, la formule « Penser global, agir local », citée dès 1972, forme les bases de la notion de développement durable.
 
C’est aussi une pensée qui guide l’équipe de Génépi depuis 18 ans, en alliant économie et pédagogie, dans un esprit ludique autant que possible.

Source : association Génépi

 

 

 

 

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Baisse des contrats aidés : la contestation s’amplifie

Le gouvernement a annoncé récemment son intention de diminuer le volume de contrats aidés dès cette année. Une mesure contestée par plusieurs associations de solidarité, par l’UDES et par des universitaires.

Dans un courrier daté du 25 août, l’UDES interpelle le Premier ministre sur la réduction des contrats aidés annoncée par le gouvernement qui aurait de graves conséquences, non seulement sur l’activité et les finances d’un certain nombre d’entreprises de l’économie sociale et solidaire intervenant auprès de publics fragiles, mais aussi sur l’employabilité et l’insertion des personnes les plus éloignées de l’emploi. L’Union nationale des employeurs de l’ESS s’inquiète de la baisse importante de leur nombre au second semestre 2017 et s’interroge sur leur avenir.

Si le secteur sanitaire et social semble constituer une priorité dans les prochains arbitrages du gouvernement, d’autres secteurs de l’économie sociale et solidaire comme l’animation, l’éducation, le sport, le tourisme social et l’aide et soins à domicile, seront durement touchés par la réduction du nombre de contrats aidés.

« Nous avons reçu ces derniers jours des témoignages alarmants d’associations qui, sans les contrats aidés, se voient dans l’impossibilité de pérenniser des postes pourtant indispensables à la cohésion sociale et au développement d’activités d’utilité sociale dans les territoires. Sur la base de ces remontées de terrain et afin de faire un état des lieux des possibles conséquences de cette décision sur nos entreprises et leur public, nous demandons à être consultée par la Ministre du travail avant tout arbitrage sur les priorités de ciblage des contrats aidés pour le second semestre 2017.» souligne Hugues Vidor, Président de l’UDES.

Si elle porte une position favorable par rapport aux Emplois d’avenir, l’UDES estime qu’il est nécessaire de faire évoluer le positionnement des CUI-CAE afin de les rendre plus efficaces dans la lutte contre le chômage. L’Union plaide donc pour une formule rénovée de ces contrats avec :

  • l’instauration  d’une programmation pluriannuelle des enveloppes consacrées au dispositif afin de donner de la visibilité aux employeurs et d’éviter les effets néfastes d’une politique de « stop and go » trop souvent pratiquée ces dernières années sur ces contrats,
  • l’assurance d’un haut niveau de prise en charge et d’une ambition en termes de formation et d’accompagnement du titulaire du contrat (sur le même modèle que le dispositif Emplois d’avenir),
  • une réflexion sur les contours (ciblage, durée, niveau de financement) de ces contrats en lien avec l’évolution des modèles socio-économiques des associations.

L’UDES défendra notamment cette position à l’occasion d’une audition le 26 septembre prochain par Yves Blein dans le cadre de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale sur les crédits alloués à l’économie sociale et solidaire dans le cadre du PLF 2018.

Source : UDES

 

 

« Coup de massue pour l’emploi des plus précaires », le communiqué de presse des organisations Emmaüs, Fédération des acteurs de la solidarité, association des paralysés de France, ATD Quart monde, Coorace, Secours Catholique et Uniopss (25/08/17)

 

Lettre ouverte au président de la République par le Coorace (28/08/17).

 

Instruction aux préfets pour une dose de souplesse « au cas par cas » sur le site Au service des territoires de la Caisse des dépôts et consignations (01/09/17).

 

La pétition de la Fédération des acteurs de la solidarité pour demander au gouvernement de maintenir un volume élevé de contrats aidés et mettre en place une concertation ambitieuse pour améliorer la qualité de ces outils de lutte contre l’exclusion (06/09/17).

 

Une nouvelle mission confiée à Jean-Marc Borello sur le site du syndicat d’employeurs Nexem (07/09/17).

 

Sur son blog hébergé par Alternatives économiques, Michel Abhervé commente et recense les nombreuses réactions suscitées par l’annonce de la baisse brutale des contrats aidés. Nous reproduisons ci-dessous un large extrait de son article publié le 29/08/17.

Il est dans toute situation, même la plus détestable, des avantages. Pour la crise due à la brutale suspension des contrats aidés au cœur de l’été, c’est d’avoir mis ce dossier au cœur du débat public, alors qu’il était dans une pratique routinière peu analysée.

Le site The Conversation qui associe expertise universitaire et exigence journalistique publie deux articles qui illustrent cette tendance.

Hugo Gaillard de l’Université du Mans publie « Les emplois aidés d’une commune ont-ils une utilité ? » à partir d’une étude concernant la période 2002–2017 sur une collectivité sarthoise de plus de 10 000 habitants.

Pierre Mathiot, de Sciences Po Lille, qui fut sollicité pour prendre la tête d’une liste LREM pour les élections sénatoriales dans le Nord avant de renoncer, écrit «Les politiques publiques au risque du changement».

Son analyse met en évidence le décalage entre la mission assignée aux contrats aidés et le rôle qu’ils ont été appelés à jouer, ce qui le conduit à écrire «les emplois aidés, en permettant à beaucoup d’associations locales de fonctionner, ont une utilité évidente, mais différente de l’objectif initial. » 

Et il conclut sur un point, la méthode pour que le changement soit acceptable et accepté « Au total, le défi pour les responsables publics consiste, d’un côté, à légitimer le changement, c’est-à-dire à convaincre que ce que l’on veut mettre en place sera plus efficace et plus juste que ce qui existe, et, de l’autre côté, à faire en sorte que ce changement soit au maximum « tuilé » avec le système existant de façon à en réduire au maximum les effets négatifs. Et, ce faisant, à renforcer les chances qu’il soit accepté par le corps social et par les acteurs qui auront la responsabilité de le mettre en place».

Difficile de faire en un paragraphe une critique plus acerbe de la méthode qu’a employé le gouvernement sur ce dossier : une décision non annoncée, une suspension du renouvellement des contrats effectuée par les services sans aucune communication, puis une annonce gouvernementale non accompagnée de l’annonce du dispositif de remplacement et enfin l’absence de tout tuilage. Plutôt que d’affirmer que la France n’est pas réformable faudrait-il mieux travailler sur la méthode de la réforme qui ne peut être le coup de force.

Michel Abhervé était l’invité de l’Udess 05 à l’AG du 15 avril 2015 à La Batie-Neuve.

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