Baisse des contrats aidés en 2018 : une décision inacceptable

Après la décision prise de baisser le nombre de contrats aidés en 2017 – qui engendre d’ores et déjà de grandes difficultés dans un certain nombre de réseaux – l’union nationale des employeurs de l’ESS (UDES) juge cette annonce inacceptable sur le fond et sur la forme ! 
 
Pour mémoire 460 000 personnes ont été embauchées en contrats aidés en 2016 : comment se satisfaire de 200 000 emplois seulement pour l’année 2018 avec un taux moyen de prise en charge de 50% ? 
 
Diminuer drastiquement les contrats aidés, c’est mettre fin à un dispositif qui fait ses preuves dès lors que les titulaires sont accompagnés et formés.
 
Ces contrats représentent 7% des emplois dans l’économie sociale et solidaire soit 170 000 emplois au bénéfice des jeunes et des personnes éloignées de l’emploi.
 
80 000 jeunes ont déjà été embauchés en emplois d’avenir par les entreprises de l’économie sociale et solidaire : 1 jeune sur 2 a pu trouver le chemin d’un emploi durable grâce à la formation et à l’accompagnement dont il a bénéficié.
Il est nécessaire de maintenir les emplois d’avenir et de faire évoluer le modèle des autres types de contrats aidés afin de les rendre plus efficaces dans la lutte contre le chômage.
 
L’UDES, qui s’oppose à la baisse brutale des contrats aidés, demande l’ouverture d’une concertation. L’Union plaide pour :
  • la mise en place d’un budget pluriannuel qui donne de la visibilité aux employeurs et évite le « stop and go » ;
  • l’assurance d’un haut niveau de prise en charge comprenant une formation diplômante ou certifiante et un accompagnement avec tutorat ;
  • l’ouverture d’une réflexion sur le ciblage, la durée et le niveau de financement de ces contrats.
En attendant de faire valoir ses propositions,  l’Union poursuit sa mobilisation et donne la parole aux employeurs de l’ESS.
 
Lire les témoignages des dirigeants de
 
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About the author: Yves Gimbert